Italie : deux « réfugiés » maliens passent à tabac les volontaires de la Miséricorde en exigeant de l’argent et une carte de séjour

Italie : deux « réfugiés » maliens passent à tabac les volontaires de la Miséricorde en exigeant de l’argent et une carte de séjour

Volontaires de la Miséricorde. Crédit photo : Roberto Ferrari via Flickr (cc).

14/11/2012 — 13h30
POPPI (NOVOpress) — Dur réveil, au propre et au figuré, pour les volontaires catholiques de la Confrérie de la Miséricorde de Stia, qui gèrent le centre d’accueil de Poppi, dans la province d’Arezzo (région Toscane). Dimanche matin, ils ont dû appeler au secours les carabiniers après avoir été passés à tabac par deux Maliens de 30 et 22 ans.

Les deux Africains, qui avaient débarqué à Lampedusa l’année dernière et étaient logés depuis lors en centre d’accueil, exigeaient de l’argent et la remise d’un permis de séjour, que les volontaires étaient évidemment hors d’état de leur donner.

À leur arrivée sur les lieux, les carabiniers de la compagnie de Bibbiena « ont tenté de calmer les esprits mais ont été à leur tour agressés par les deux Maliens. Une fois calmés, ceux-ci ont été transférés à la maison d’arrêt de Sollicciano à Florence ».

Les confréries de la Miséricorde sont plus de 700 en Italie, regroupées dans une confédération nationale qui constitue une des plus grands réseaux de volontaires de la péninsule. L’accueil des « frères d’au-delà les frontières » est « un des champs d’action sociale dans lequel les confréries de la Miséricorde sont les plus engagées » depuis plusieurs années, « en raison de la valeur culturelle de l’immigration et de son impact sur nos communautés ».

Le Bienheureux pape Jean-Paul II avait exhorté en 1992 les confréries de la Miséricorde à s’associer à « des organismes d’autres confessions religieuses afin de faire croître l’estime réciproque entre croyants ». Répondant à cet appel, la Confédération nationale des Miséricordes d’Italie a développé « les contacts, la collaboration et les rapports avec les frères de foi différente, et en particulier avec les frères musulmans (sic) présents en Italie et dans leurs pays d’origine ». Elle s’était en particulier associée à une organisation caritative musulmane « pour organiser deux colonnes d’aide pour les populations musulmanes durement frappées par la guerre civile en cours dans les territoires de l’ex-Yougoslavie ». Le sort des populations serbes chrétiennes du Kosovo ne semble pas, en revanche, avoir retenu son attention.