Le prétendu « mariage pour tous » : la gauche en plein délire déconstructiviste

Le prétendu « mariage pour tous » : la gauche en plein délire déconstructiviste

Photo : Jean-Marc Ayrault au congrès de Toulouse en octobre 2012. Crédit : -RomZ- via Flickr (cc)

11/11/2012 – 17h25
PARIS (NOVOpress via le Kiosque Courtois) — Alors que tous les indicateurs économiques de la France sont au rouge et que, si l’on en croit les récentes déclarations de l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder notre pays pourrait bientôt connaître le sort de l’Espagne voire de la Grèce, l’État PS n’a rien trouvé de mieux que d’imposer à l’opinion publique un projet de loi profondément nihiliste, sur un prétendu « mariage » homosexuel, également appelé « mariage pour tous » par les communicants socialistes, selon la bonne vieille technique de la sidération : si vous êtes contre le « mariage pour tous », c’est que, nécessairement vous êtes un salaud ! Ou du moins un réac, ce qui revient au même.

Cérémonie de mariage entre deux hommes aux Pays-Bas, qui ont été le premier pays à reconnaître l'union maritale pour les homosexuels.

Cérémonie de mariage entre deux hommes aux Pays-Bas, qui ont été le premier pays à reconnaître l’union maritale pour les homosexuels. Crédit : Jeffpw via Wikimedia (cc)

Ce texte a franchi mercredi l’épreuve de l’adoption en conseil des ministres. Mais il lui faudra être examiné par le Parlement courant janvier. D’ici là, le débat pourrait révéler bien des surprises, mais naturellement à condition qu’il ait lieu. L’opinion est en effet en train d’évoluer d’une indifférence bienveillante vers une certaine méfiance. C’est sur la question de l’adoption plénière par les couples de même sexe que le vieux fond de bon sens populaire se réveille enfin, malgré les campagnes de presse du lobby. Alors qu’il y a un an, ils étaient à 63% favorables à cette parodie du mariage, les Français ne sont plus que 58% aujourd’hui. C’est encore une confortable majorité me direz vous, mais obtenue alors que les pro parodie ont micros et caméras ouverts sur toutes les chaînes de radio et de télévision, quand les opposants sont proprement ringardisés, voire diabolisés. « Homophobes !» leur hurlent les bien pensants. « Homophobe », autre mot sidérant… On se souvient du référendum sur le traité constitutionnel, où les débats contradictoires opposaient deux partisans du « oui », l’un de l’UMP, l’autre du PS, les « instituts de sondage » donnant par ailleurs systématiquement le « oui » gagnant. Encore une fois, seule dans la classe politique, Marine Le Pen exige un référendum sur ce pseudo mariage. Une procédure démocratique que Jean Marc Ayrault s’est bien gardé d’évoquer.

(…) un invraisemblable « parent 1 » et « parent 2 », que même Orwell et Huxley réunis n’auraient jamais imaginé…

Comme le remarque Éric Zemmour, la possibilité offerte aux homosexuels d’adopter des enfants devra faire « évoluer » le droit, privant les couples constitués d’un homme et d’une femme du droit légitime d’être appelé respectivement « père » et « mère », au profit d’un invraisemblable « parent 1 » et « parent 2 », que même Orwell et Huxley réunis n’auraient jamais imaginé. L’opinion publique, tétanisée par le politiquement correct, n’ose par ailleurs pas poser clairement la question : l’adoption par des couples de même sexe n’est elle pas entre autres un ticket légal pour la pédophilie à domicile ? « Familles, je vous hais !» écrivait en son temps André Gide, homosexuel et pédophile. Le lobby « gay » a quant à lui compris que la parodie de famille qu’il entend imposer à la société lui permettrait à coup sûr d’obtenir ce qui paraissait jusqu’alors proprement inimaginable.

Pour les évêques de France : une “supercherie”

Les évêques de France, réunis à Lourdes, ont par la voix du cardinal Vingt trois qualifié le projet du gouvernement de « supercherie ». Une légitime et par ailleurs très attendue intervention de l’Église, qui n’a cependant pas manqué d’offusquer la gauche, laquelle accuse les évêques, pêle-mêle : « D’attaquer frontalement la laïcité » ou encore de « profiter du pont de la Toussaint pour occuper les médias ». Le Grand Orient de France « condamne fermement » la position de l’Église catholique. Pour la première obédience franc maçonne en France, ces propos témoignent « de positions arriérées voire obscurantistes, en décalage complet avec les nécessaires évolutions sociales et politiques de notre temps ». Fin de citation.

Dans un remarquable essai publié mi octobre sur son site, essai malheureusement ignoré par la grosse presse — et par le Grand Orient — le Grand rabbin de France Gilles Bernheim écrit avec justesse : « Je pense (…) qu’il est de la plus haute importance d’expliciter les véritables enjeux liés à la négation de la différence sexuelle et de débattre publiquement sur ces bases – plutôt que sur des principes, comme l’égalité, qui flattent ceux qui s’en font les porte étendards, mais dont l’invocation pour faire passer dans la loi le mariage homosexuel, l’homoparentalité et l’adoption par les homosexuels ne résistent pas longtemps à l’analyse ». Et Gilles Bernheim de dénoncer, il faut le reconnaître avec un certain courage, vu le contexte : « Le risque irréversible d’un brouillage des généalogies, des statuts (l’enfant sujet devenant enfant objet) et des identités — brouillage préjudiciable à l’ensemble de la société et perdant de vue l’intérêt général au profit de celui d’une infime minorité ».

De son côté, dans un texte publié sur son site, Dominique Venner dénonce : « Les fanatiques de la déconstruction [qui] veulent détruire un peu plus les fondements qui continuent de structurer les sociétés européennes, aussi malades soient elles ». Et l’historien de s’interroger : l’adoption par les couples de même sexe ne fait elle pas des enfants de simples « biens de consommation », parachevant ainsi la philosophie utilitariste des Lumières dans son paradigme de réification de la vie ?