Les journalistes de “Complément d'enquête” ne souhaitent pas diffuser les images de l'incident avec Philippe Vardon devant une mosquée

Les journalistes de “Complément d’enquête” ne souhaitent pas diffuser les images de l’incident avec Philippe Vardon devant une mosquée

Olivier Sibille et son équipe de Complément d’enquête interrogeant de jeunes militants lors de la Convention Identitaire. Crédit photo : DR

09/11/2012 — 14h00
Nice (NOVOpress) — Voici une semaine, NOVOpress rapportait l’agression (verbale, mais manifestement il s’en est fallu de peu pour que cela ne prenne une toute autre tournure) dont Philippe Vardon – porte-parole de Nissa Rebela et membre de la direction du mouvement identitaire – avait fait l’objet alors qu’il était interrogé par une équipe de Complément d’enquête devant la mosquée de la rue de Suisse à Nice. Une mosquée, rappelons-le, devant laquelle les musulmans priaient en bloquant la circulation jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction de leur exigences, c’est-à-dire rachat des locaux par la municipalité de Christian Estrosi qui leur loue désormais à prix modique (Nissa Rebela a engagé une procédure à ce titre devant le tribunal administratif).

Dans le communiqué rédigé après cet incident, Philippe Vardon déclarait : “J’espère que ces images seront présentes dans le montage définitif du reportage”. Il n’est pas certain que cela soit le cas manifestement…

L’hebdomadaire local Le Petit Niçois a consacré, dans son édition sortie ce jeudi, un dossier de deux pages aux Identitaires, dont l’un des articles titre “Vardon / France 2, la polémique”. Pourquoi une polémique ? Car manifestement les journalistes de Complément d’enquête n’ont pas vécu les événements de la même façon que Philippe Vardon. Si le journaliste Olivier Sibille reconnait bien que le dirigeant identitaire a été traité de “sale juif”, il considère en revanche que celui-ci n’aurait été pris à partie que par un seul individu (bien que celui l’ayant traité de “sale juif” soit par ailleurs identifié comme un autre par le même journaliste…). Est-ce donc à dire que les 28 ou 29 autres individus – décrits par Philippe Vardon comme un mélange explosif de “racailles et dealers du quartier, clandestins fraichement arrivés, et barbus” – étaient de simples spectateurs passant par là au même moment ? Et ces 28 ou 29 musulmans pacifistes ne sont donc pas parvenus à retenir ou calmer un seul individu ?

Le plus grave est certainement que l’émission n’est pas certaine d’inclure cette séquence – pourtant suffisamment “sensationnelle” pour répondre aux canons télévisuels – dans la mouture définitive du reportage. Et le journaliste Olivier Sibille de s’en expliquer très clairement, toujours dans Le Petit Niçois : “Nous ne sommes pas là pour faire de la pub à Vardon !” Ou comment expliquer clairement que l’on préfère masquer des faits s’ils vont dans le sens des propos du porte-parole de Nissa Rebela ! Procédé stupéfiant.

Philippe Vardon, dans le même article, déclare que si les journalistes de France 2 veulent démontrer qu’il a exagéré les faits il leur suffit de produire les images brutes. Il annonce par ailleurs que si cet incident est totalement coupé au montage, il déposera plainte contre ces agresseurs pour obliger les journalistes à les produire.

A suivre donc, la diffusion du reportage est prévue dans deux semaines, dans une émission consacrée aux tensions communautaires (avec un reportage sur le racisme anti-blanc et un autre sur la cellule terroriste islamiste de Cannes).