Les « garde-côtes » italiens vont chercher 226 clandestins dans les eaux libyennes pour les emmener à Lampedusa

Les « garde-côtes » italiens vont chercher 226 clandestins dans les eaux libyennes pour les emmener à Lampedusa

26/10/2012 — 16h00
ROME (NOVOpress) —
De plus en plus fort ! Les « garde-côtes » italiens ne se contentent plus d’aller remorquer les clandestins pour les amener au port, ils vont les chercher jusque dans les eaux libyennes.

À l’initiative de cette opération, l’abbé Mosè (Mussie) Zerai, un prêtre conciliaire érythréen demeurant au Vatican, responsable de l’agence Habeshia pour la Coopération et le Développement. L’agence Habeshia  se consacre à « la solidarité en faveur des demandeurs d’asile, réfugiés, bénéficiaires de protection humanitaire présents en Italie », à « la lutte contre le racisme, les discriminations et la marginalisation sociale », et à la défense « des libertés fondamentales reconnues par les conventions internationales, en particulier la Convention européenne des droits de l’homme ».

Mercredi soir, ce saint homme et son associée, la Sœur Grazia de Bari, ont déclaré avoir reçu par téléphone satellitaire un SOS d’un canot chargé de 111 immigrés, à environ 30 milles marins de Tripoli : « Venez nous chercher, nous coulons », voilà ce qu’auraient dit les clandestins. L’abbé Zerai et la Sœur Grazia ont prévenu les garde-côtes, qui se sont mis en route.

Une heure plus tard, second SOS ou supposé tel, cette fois en provenance d’une embarcation de 115 immigrés, à environ 60 milles de Tripoli. Ordre a été immédiatement donné au remorqueur de la Garde côtière de virer de bord, pour aller chercher ceux-là aussi. Tous ont ensuite été transbordés sur des vedettes et conduits à Lampedusa (située à environ 200 milles de Tripoli), où ils sont arrivés sans encombre jeudi matin (copie d’écran en Une). Ce sont donc 226 immigrés de plus en Italie, tous d’origine subsaharienne. On compte parmi eux 37 femmes, dont deux sont enceintes.

L’abbé Zerai est spécialisé dans ce genre d’opérations. L’année dernière, exactement dans les mêmes conditions, il avait envoyé les garde-côtes chercher 68 clandestins à 60 milles des côtes d’Afrique du Nord. « Encore une fois, avait écrit la Rai sans y voir malice, c’est l’abbé Mosè Zerai qui a donné l’alerte ».

Certains blogues italiens commencent à s’interroger sur les liens entre ce prêtre du Vatican et les trafiquants d’êtres humains. « Comment se fait-il que les passeurs aient son numéro de téléphone ? Vous connaissez des désespérés munis de téléphones satellitaires ? » Toutes questions dont, sous le gouvernement de Mario Monti et de son acolyte Tartuffe-Riccardi, les Italiens risquent d’attendre longtemps les réponses.