Notre-dame-des-Landes : des opposants au projet d’aéroport s’invitent à France-Culture

Notre-dame-des-Landes : des opposants au projet d’aéroport s’invitent à France-Culture

24/10/2012 – 21h30
PARIS (NOVOpress Breizh) – Alors que Jean-Marc Ayrault intervenait ce matin sur France Inter, une quinzaine d’opposants à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont fait irruption dans les studios de France Culture pour protester contre ce projet. Un projet que le Premier ministre semble bien décidé à voir aboutir. A n’importe quel prix.

Vers 8h25, ce matin un commando d’une quinzaine de personnes est entré dans le studio principal de la station, situé dans la Maison de la Radio à Paris. Le programme de France Culture a été interrompu pendant une dizaine de minutes.[dans l’audio ci-dessous à partir de la 7e minute]

Après négociation avec la direction, le collectif a pu lire son communiqué. Après avoir dénoncé « l’aveuglement de Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes qui en fait un combat personnel » les manifestants ont rappelé « les expulsions et les destructions d’habitats, la répression qui est d’une violence extrême, le gaspillage d’argent public, le partenariat entre l’Etat français, les collectivités locales et le groupe privé Vinci ». La maison de la radio n’étant pas un chantier de mosquée, les manifestants ont pu repartir tranquillement, sans être inquiétés.

Interrogé sur le sujet par un auditeur de France-Inter le Premier ministre a confirmé une fois de plus sa résolution de voir aboutir ce projet. « L’aéroport Notre-Dame-des-Landes, qui mobilise très peu d’argent public car c’est une concession, n’est pas un nouvel aéroport, c’est le transfert de l’aéroport de Nantes qui est au bord des portes de la ville et qui va bientôt arriver à saturation, à quelques kilomètres comme cela se fait dans d’autres pays », a rappelé l’ancien maire de Nantes.

Selon Presse-Océan, l’opération de police visant à expulser les squatters installés sur le site du futur aéroport, qui a mobilisé 500 policiers et gendarmes le 16 octobre dernier, aurait coûté « au bas mot 500 000 € ». Elle approcherait même, selon un responsable de la police interrogé par le quotidien nantais, « le million d’euros si d’aventure on comptabilise la prise en charge du traitement des CRS et des gendarmes ». Il est vrai que quand on aime, on ne compte pas.

Crédit photo : Gérard Ducher (user:Néfermaât), via Wikimedia, licence (cc).