Lorient : l’ancienne attachée parlementaire de Julien Dray mise en examen dans une affaire de braquages

Lorient : l’ancienne attachée parlementaire de Julien Dray mise en examen dans une affaire de braquages

24/10/2012 – 14h00
LORIENT (NOVOpress Breizh) –
Quatre personnes soupçonnées d’être impliquées dans des braquages survenus à Quimper et Lorient, viennent d’être mises en examen et écrouées. Parmi elles, selon Ouest-France qui donne l’information, une jeune femme, Samira Zaoui, qui était l’assistante parlementaire du député socialiste Julien Dray au moment des faits.

Le 16 octobre dernier,  après une longue enquête, les policiers du SRPJ de Rennes ont interpellé plusieurs personnes soupçonnées d’être impliquées dans le  braquage de la joaillerie « De Thoury-Le Bec » à Lorient, survenu le 11février et dans celui de  la bijouterie Gourret à Quimper le 18 mai suivant. Si à Quimper le hold-up avait échoué – les bijoutiers s’étaient courageusement défendus, mettant en fuite leurs deux agresseurs – à Lorient les malfaiteurs s’étaient emparés de 200.000 euros de bijoux après avoir pris en otage les employés. A l’issue de la garde à vue quatre personnes ont été mises en examen et écrouées.

L’enquête, qui n’a pas permis de mettre la main sur les armes ni les bijoux, probablement écoulés dans la région parisienne, se poursuit afin de tenter d’établir des liens avec d’autres braquages. Les deux hommes de la bande pourraient être également impliqués dans des affaires de trafic de drogue.

Les enquêteurs ont eu la surprise de découvrir que l’une des personnes impliquée dans cette affaire, la compagne de l’un des braqueurs présumés, n’était autre que l’assistante parlementaire du député (PS) de l’Essonne Julien Dray au moment des faits.

Fondateur de SOS Racisme avec Harlem Désir, député de l’Essonne de 1988 à 2012, Julien Dray s’est fait remarquer il y a une quinzaine d’années par des prises de position « sécuritaires » assez éloignées de celles du PS. En 2008 le député de l’Essonne avait fait l’objet d’une enquête préliminaire pour abus de confiance, Tracfin ayant signalé des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l’association « Les Parrains de SOS Racisme » et de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne. L’affaire s’était conclue par un simple rappel à la loi.

Selon une source proche de l’enquête, précise le quotidien rennais, aucun lien n’existe entre le braquage à Lorient et le fondateur de SOS Racisme. Aujourd’hui, celui qui fut l’un des oligarques les plus en vue du PS n’est plus que conseiller régional d’Ile-de-France, « cinquième vice-président en charge de la Culture ». Sic transit…

Crédit photo : Thesupermat via Wikimedia (cc)