Affaire Merah : l’Etat français a sous-estimé le terrorisme islamiste

Affaire Merah : l’État français a sous-estimé le terrorisme islamiste

24/10/2012 – 10h00
TOULOUSE (NOVOpress) –
Le rapport sur les dysfonctionnements mis au jour par l’affaire Merah a été rendu public mardi. Le tueur islamique Mohamed Merah avait assassiné trois parachutistes les 11 et 15 mars à Toulouse et Montauban, puis trois enfants et un père de famille dans une école juive de Toulouse le 19 mars dernier. Ce rapport pointe du doigt les défaillances du Renseignement intérieur (DCRI), de la police judiciaire et de la sécurité publique dans l’évaluation de la dangerosité de l’ancien délinquant de banlieue.

Ainsi, Mohamed Merah était connu depuis 2006 comme militant actif de la mouvance salafiste toulousaine. Pourtant, sa fiche de surveillance est désactivée en 2010 de manière « inopportune », peut-on lire dans le rapport. Contrôlé en Afghanistan en 2010, il est de nouveau l’objet de l’intérêt des Renseignements intérieurs, mais son « debriefing », le 14 novembre 2010, est raté, selon le rapport. Puis, l’islamiste n’est plus surveillé en janvier 2012. D’ailleurs, pendant l’assaut de l’appartement de Mohamed Merah, lors de ses échanges téléphoniques avec un agent de la DCRI, le tueur se moquera de ces graves loupés.

Un amateurisme très inquiétant alors que de nombreuses cellules terroristes musulmanes sont prêtes à agir en France. En revanche, l’État pourchasse de jeunes Français qui manifestent pacifiquement contre l’islamisation de la France. Comme c’était le cas à Poitiers le week-end dernier.

Crédit photo : Patrick Peccatte via Flickr (cc)