Une élue Europe Ecologie mise en cause dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent

Une élue d’Europe Ecologie mise en cause dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent

15/10/2012 — 18h50
PARIS (NOVOpress via le bulletin de Réinformation) —
La semaine dernière, une adjointe au maire du treizième arrondissement de Paris a été arrêtée puis placée sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent issu de la drogue.

Le réseau de blanchiment, lié à des trafiquants qui auraient importé au moins huit tonnes de cannabis du Maroc pour plusieurs millions d’euros impliquerait de nombreux cadres et chefs d’entreprises. Trois frères, les Elmaleh, d’origine marocaine, sont accusés d’être à la tête de cette organisation ; ils sont mis en examen et écroués, l’un à Paris, les deux autres en Suisse.

Le maire socialiste du treizième arrondissement, Jérôme Coumet, a immédiatement demandé la démission de Florence Lamblin, son adjointe mise en examen. Cette dernière aurait refusé, consentant uniquement à renoncer à ses fonctions exécutives à la mairie.

Le porte‑parole d’Europe Ecologie‑Les Verts, Jean‑Philippe Magnen, a rapidement expliqué que : « Ces faits n’ont rien à voir avec EELV ni son activité d’élue ». Il demande à la justice de « faire son travail ».

A droite pourtant, certains voient un lien entre cette affaire et les prises de positions des Verts en faveur de la dépénalisation de la consommation de cannabis.

Le Front national, par la voix de Wallerand de Saint‑Just, a lui condamné « la corruption généralisée à tous les niveaux » qui est « l’une des premières causes de l’insécurité angoissante qui nous envahit ».

Comment Florence Lamblin se défend‑elle ?

Son avocat, Me Jérôme Boursican, a d’abord parlé d’erreur judiciaire, expliquant que « Florence Lamblin ne connaissait personne dans ce dossier » et qu’elle « n’a aucun lien avec un seul mis en examen ».
Ce week-end, il est partiellement revenu sur ces déclarations. Il a en effet affirmé que Florence Lamblin aurait chargé un autre mis en cause de rapatrier en France plusieurs centaines de milliers d’euros ; une somme issue d’un héritage et conservée sur en compte en Suisse. Et l’avocat de conclure : « s’il y avait quelque chose, ce serait tout au plus le fait de ne pas avoir déclaré 350.000 euros à l’ISF » !

Image : copie d’écran du site internet d’EELV