Histoire de France : dès l’école, le politiquement correct fait des ravages !

14/10/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – Nos récents articles sur l’éducation civique et l’enseignement de l’Histoire ont suscité plusieurs témoignages. La propagande politique de gauche auprès des jeunes français commence plus tôt. Dès l’école primaire. C’est ce que constate l’un de nos lecteurs, basé dans le département de l’Aude. Scolarisé en CM2, son fils vient de réaliser une fresque (ci-dessus) retraçant les grandes dates de l’Histoire de France de 1515 à 1848.


« Sur ces trois siècles d’Histoire, sont représentés, comme repères dans le temps : huit guerres de religion ; l’occupation de la Martinique ; la traite négrière ; l’arrivée des premiers esclaves africains ; la publication du code noir et la défaite de Waterloo », constate le père de famille. Il ajoute : « Je m’interroge sur l’image de la France que nous transmettons à nos enfants. Ne leur apprendrait-on pas uniquement les fautes dont ils devront se repentir plus tard ? Comment peuvent-ils être fiers de leur patrie avec de tels enseignements  ? »

Au cœur de cet enseignement dans le primaire, il s’agit de persuader les enfants que le Blanc capturait seul le Noir afin de le réduire en esclavage. Une falsification de la réalité historique. Comme le rappelle Alain Mabanckou dans l’ouvrage qu’il a publié en 2012 chez Fayard, Le sanglot de l’homme noir, « la responsabilité des Noirs dans la traite négrière reste un tabou parmi les Africains, qui refusent d’ordinaire de se regarder dans le miroir. Toute personne qui rappelle cette vérité est aussitôt taxée de félonie, accusée de jouer le jeu de l’Occident en apportant une pierre à l’édifice de la négation ».

Pourtant, les chiffres sont têtus. Les traites intra-africaines ont déporté 14 millions de personnes, tandis que la traite musulmane est responsable de la déportation de 17 millions d’individus entre le VIIème siècle et 1920. Dans son ouvrage L’histoire de France interdite, Dimitri Casali consacre plusieurs pages au Code noir. Rédigé par Colbert à partir de 1681, il règlemente la traite des esclaves africains dans les colonies françaises des Antilles.

Insister sur le Code noir dans un programme de CM2 n’est pas anodin. Cela permet d’assimiler Louis XIV à un grand criminel de l’Histoire. Il faut replacer le Code noir dans le contexte de l’époque. Depuis la plus haute Antiquité, les hommes pratiquent l’esclavage, partout. « Avant même que les Européens n’arrivent en Afrique, un Africain sur quatre est un esclave », souligne Dimitri Casali. L’historien ajoute : « Bien sûr, il faut dire et redire combien la traite négrière fut un commerce abominable et injustifiable (…). Il faut condamner, mais préciser aussi que l’esclavage n’a pas été le fait des seules nations occidentales, mais bien du monde entier ». Et ce sont les Européens qui ont été les premiers à abolir l’esclavage. Pas sûr que cette approche non manichéenne soit la tasse de thé de nombreux instituteurs de la République.

« Tout ce qui rappelle une histoire un peu trop glorieuse, un peu trop militaire, un peu trop conquérante, doit être dissimulé pour mieux privilégier les grands thèmes compassionnels : altermondialisme, droits de l’homme, antiracisme, anticolonialisme, anti-esclavagisme, qui, eux, sont politiquement corrects. Soyons francs : ce qui gêne certains, ce n’est pas le mot histoire, c’est le mot France ».

Enfin, retenir la date de Waterloo pour expédier le règne de Napoléon Ier, relève également d’un masochisme anti-français. Napoléon résumé par Waterloo, c’est faire injure au créateur de la France moderne, le père du Code civil confirmant l’égalité de tous les Français devant la loi et le droit de propriété. C’est oublier le général ayant remporté plus de victoires militaires que César, Alexandre et Hannibal réunis. Un mépris de l’Empereur des Français à mettre en relief avec le refus de Dominique de Villepin de célébrer la victoire d’Austerlitz le 2 décembre 2005, alors que dans le même temps, le gouvernement envoyait le porte-avion Charles de Gaulle commémorer la défaite de Trafalgar en Angleterre !

Dimitri Casali résume bien le mal qui ronge l’enseignement de l’Histoire de France à l’école comme dans le secondaire : « Tout ce qui rappelle une histoire un peu trop glorieuse, un peu trop militaire, un peu trop conquérante, doit être dissimulé pour mieux privilégier les grands thèmes compassionnels : altermondialisme, droits de l’homme, antiracisme, anticolonialisme, anti-esclavagisme, qui, eux, sont politiquement corrects. Soyons francs : ce qui gêne certains, ce n’est pas le mot histoire, c’est le mot France ».