[Tribune libre] “L’éternel recommencement, l’a-démocratie, ou la révolution”

[Tribune libre] “L’éternel recommencement, l’a-démocratie, ou la révolution”

Dans le cadre des prochaines élections locales italiennes, Novopress ouvre ses colonnes aux différents mouvements italiens. Que ce soit par le biais d’entretiens ou de tribunes libres. Pour débuter, un site proche de Casapound Iialia qui s’exprime par le biais d’une tribune libre.

[divider_1px]

Source : www.zentropa.info

À l’heure des élections régionales et municipales, trois chemins s’offrent au peuple italien appelé prématurément aux urnes suite à la vague de scandales politico-financiers qui a fini de balayer les restes de l’ancienne « majorité de centre-droit » rassemblée autour de la figure histrionnesque de Silvio Berlusconi.


Le premier est celui qui consisterait à faire jouer une énième fois l’alternance classique en donnant son suffrage à la gauche, et donc essentiellement au Parti Démocratique, c’est à dire à l’ancienne majorité qui a déjà fait la preuve de son incurie et de son inaptitude à gouverner le pays puisque c’est elle qui, par ses échecs, ses promesses non tenues et, déjà, ses scandales, avait préparé l’éphémère triomphe du « Cavaliere ». C’est en général le comportement moutonnier qui prévaut dans les pays d’Europe de l’ouest, épuisés d’eux-même, sans mémoire, sans énergie ni audace, ayant finalement intégrés leur sortie de l’histoire et leur cotonneuse agonie. Un coup à gauche, un coup à droite, rien ne change. On reprend les mêmes et on recommence…

Le second consiste à s’abandonner dans les bras rassurants des « techniciens » et autres « technocrates » téléguidés par les banques internationales et aux mérites vantées partout dans le monde par le grand orchestre des médias du système. Prétendant se distinguer des turpitudes des « politiques » et ne se consacrer qu’à une gestion  « rationnelle » et « non-idéologique » des affaires du pays, les costumes gris à voix monocorde qui occupent déjà presque tous les postes du gouvernement Monti 1 pourraient accroître encore leur pouvoir dans un gouvernement Monti 2 qui parachèverait la sortie de l’Italie de l’ère démocratique pour établir définitivement une pure technocratie en charge de l’application froide, systématique et implacable des directives des institutions internationales, au premier rang desquelles, bien sûr, le FMI. Ce choix serait celui de l’enfant apeuré plongé dans une situation qu’il pense ne plus pouvoir maîtriser et qui s’en remet « aux grands » parce qu’ils ont des diplômes et des recommandations. Terrorisé par une crise économique dont les responsables se présentent sans honte comme étant les seuls curateurs possibles, l’électeur démissionnerait ainsi de son rôle d’acteur de son propre destin, renonçant à être un sujet politique pour n’être plus qu’un objet économique entre les mains d’une oligarchie « technicienne ». Du parasitisme des petits barons jouisseurs à masques de porcs, on passera alors au parasitisme de grande envergure des hauts fonctionnaires de la maffia financière, les transferts de milliards au profit du système bancaire et la vente progressive – déjà bien entamée – des biens du pays mais aussi de son identité même via l’immigration massive, les naturalisations et l’imposition du droit du sol.

Enfin, le troisième, sans doute le plus improbable mais aussi le plus lumineux, est celui d’un réflexe de survie et de fierté, le choix d’une rupture radicale et révolutionnaire incarnant le refus du fatalisme petit-bourgeois et la volonté d’un véritable renouveau à la fois politique, social et moral. Dans cette optique, le vote de l’électeur ne pourra que se porter sur l’unique mouvement qui dès le premier jour a combattu le coup d’état démocratique représenté par l’avènement de Mario Monti, le seul mouvement qui ne s’est jamais compromis dans des alliances et collaborations permettant d’obtenir places et subsides, le seul mouvement qui a fait de la jeunesse et de l’imagination ses principaux moteurs, le seul mouvement qui, chaque jour dans la rue, dans ses locaux, ses associations et ses occupations, recrée une socialité disparue et incarne son programme politique et social, le seul mouvement qui se nourrit du passé pour mieux affronter l’avenir, le seul mouvement qui défend la souveraineté du pays tout en assumant et promouvant sa dimension civilisationnelle européenne, le seul mouvement qui se refuse à n’avoir qu’une vision économique du monde. Ce mouvement, c’est Casapound Italia.
Un choix aventureux ? Bien sûr, mais depuis quand et dans quel monde sinistre et sans foi l’aventure est-elle devenue un terme dépréciatif ? Casapound, l’unique vote utile.