« Salauds d’Italiens » : un Marocain agresse une femme enceinte et dévaste un bar en Toscane

« Salauds d’Italiens » : un Marocain agresse une femme enceinte et dévaste un bar en Toscane

13/10/2012 — 19h30
ALTOPASCIO (NOVOpress) — Comme le dit le maire, « cela donne matière à réflexion ». Nous sommes à Altopascio, petite ville italienne de la province de Lucques (région Toscane), et le maire, Maurizio Marchetti, a tenu hier une conférence de presse.

« Le fait, a déclaré le maire d’Altopascio, que D. A. 30 ans, maghrébin avec un permis de séjour, sans domicile fixe et, surtout, déjà condamné à plusieurs reprises pour violences à personnes, se promenait tranquillement dans la ville pour agresser une femme enceinte, donne matière à réflexion ».

On ne sait pour quelle raison le Marocain s’en est pris à cette femme enceinte. Celle-ci ayant appelé au secours, deux agents de la police municipale sont arrivés et ont emmené le Maghrébin au commissariat « pour les formalités d’usage ». Puis, « le maintien en détention n’étant pas prévu pour de simples coups », ils l’ont remis en liberté.

Le Marocain a traversé la rue, fait irruption dans le bar Crazy Horse, et s’est mis à renverser les chaises au cri de « Salauds d’Italiens ». Il a ensuite saisi un cendrier et l’a jeté à la tête du patron, Arcangelo Tocchini, 65 ans, lequel, quoique tout en sang, a pu donner l’alerte. La police a de nouveau arrêté le maghrébin, à cent mètres du commissariat.

Tocchini s’est vu prescrire un arrêt-maladie de plus de 20 jours. Le Maghrébin a passé la nuit dans la cellule des carabiniers, où les médecins ont établi qu’il avait abusé de l’alcool. Il a ensuite été libéré et assigné à résidence chez un membre de sa famille, qui s’est porté caution, en attendant son procès, le 23 octobre.

Tout en rendant hommage à la police, le maire Marchetti a déclaré : « À mon avis, il y a des lacunes dans la loi ». On attend à présent les réactions des associations antiracistes et du ministre de l’Intégration, le catho-conciliaire Andrea Riccardi, qui a fait de la lutte contre « la haine raciale, ethnique, religieuse » une priorité. Il est vrai qu’il s’agit seulement du « racisme sur Internet ».