Les médias de l’oligarchie entre glaciation et débâcle

11/10/2012 — 08h00
PARIS (via Polémia) — Où en est la bataille médiatique ? Réponse Place Saint-Georges à Paris, samedi 13 octobre, à la cinquième Journée de la réinformation de Polémia : « Face à la tyrannie médiatique, pour un grand bond offensif ». Avec Jean-Yves Le Gallou, Michel Geoffroy, Benjamin Dormann (Ils ont acheté la presse), Yves Le May (Novobreizh), Philippe Milliau (Notre Antenne) et Claude Chollet (Observatoire des journalistes et de l’information médiatique). Face à la tyrannie médiatique, pour un grand bond offensif, rendez-vous à Paris, dans les salons Dosnes-Thiers, à partir de 9h30, métro Saint-Georges. Entretien avec Jean-Yves Le Gallou.

Où en est la bataille médiatique ?

Jean-Yves Le Gallou : Le pouvoir médiatique a des réflexes à la Brejnev. Ses mots d’ordre sont glaciation et normalisation. Jamais les Askolovitch, les Dély (d’opinion), les Apathie n’ont été aussi arrogants. Dans les rédactions, il faut serrer les rangs autour du politiquement correct. Les mal pensants sont éliminés et privés d’antenne (Robert Ménard), placés sous surveillance (Eric Zemmour) ou dénoncés comme « néo fachos » (Millet, Soral, Elisabeth Lévy).

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on peut se passer des médias de l’oligarchie ?

Jean-Yves Le Gallou : Hé oui ! Qu’importe le Nouvel Obs et sa clientèle de bobos retraités, ce qui compte, c’est ce qui se passe sur Internet. Les essais qui se vendent le mieux sur les sites de vente (Amazon notamment) sont ceux dont les médias officiels ne parlent pas ou qu’ils dénoncent. Millet vend davantage aujourd’hui que BHL ! A peine chassé d’i-Télé, Robert Ménard rebondit en créant Boulevard Voltaire, « le blog des empêcheurs de penser en rond » .

Même les politiques commencent à prendre leurs distances avec les médias dominants…

Jean-Yves Le Gallou : Les médiagogues tiennent toujours le haut du pavé. Comme le reconnaît Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes : à l’UMP « nous sommes des lâches ». Mais quelques hommes courageux relèvent la tête : une vingtaine de députés proposent de supprimer la niche fiscale des journalistes. Ce qui signifie qu’eux au moins ne fondent plus leur carrière sur la bienveillance médiatique.

C’est plus fréquent encore à l’étranger…

Jean-Yves Le Gallou : Assurément en Hongrie Viktor Orban et le FIDESZ gouvernent malgré les criailleries des médias soumis aux intérêts de la finance mondiale et au conformisme de la gauche. Pour les élections municipales du 14 octobre 2012 en Belgique, le patron de la NVA, premier parti flamand, Bart de Wever, a refusé de participer à des débats sur des télévisions qu’il juge « partiales » : et pourtant, il est candidat à la mairie d’Anvers !

La télévision reste néanmoins le média dominant ?

Jean-Yves Le Gallou : Certes ! Mais son pouvoir s’affaiblit pour au moins quatre raisons : d’abord, la télévision subit la concurrence d’autres écrans et son usage décline chez les plus jeunes ; ensuite, les émissions sont de plus en plus commentées (voire contestées) en direct grâce à l’usage des Smartphones et des réseaux sociaux ; de plus, l’offre se fragmente en une multitude de segments plus ou moins communautaires : à terme la grand-messe du 20 heures, c’est fini ; vendez vos actions TF1 ! Enfin, ajoutons que d’ici deux ou trois ans un nombre grandissant de postes de télévision seront directement connectés sur Internet, ce qui bouleversera l’offre. C’est ce qui rend particulièrement pertinent le projet de « Notre Antenne » que présentera Philippe Milliau.

 

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