Budget 2012 vers des hausses d’impôts record

01/10/2012 — 16h50
PARIS (NOVOpress, via le Bulletin de réinformation) —
Le Premier ministre a présenté le projet de loi des finances pour 2013. Pour être en dessous des 3 % de déficit public le gouvernement Ayrault a dû serrer la vis, un peu, et taper sur le contribuable, beaucoup.

La répartition des grandes masses :

Il fallait trouver 30 milliards d’euros en 2013. Dix milliards sont obtenus du côté des économies budgétaires et le double soit vingt milliards d’euros du côté des augmentations d’impôts.

Du côté des dépenses :

L’enseignement, la recherche, la sécurité, la solidarité et la justice, voient leurs budgets augmenter. C’est la défense qui souffrira le plus. Plus de 7.000 suppressions d’emplois. Les objectifs de pouvoir aligner 30.000 hommes en opération extérieure et 15.000 prêts à intervenir ne seront pas tenus. Par ailleurs les grands projets culturels comme le musée d’histoire sont abandonnés. Malgré tout, le nombre de fonctionnaires devrait augmenter de 6.000 personnes.

Et pour les recettes :

Les entreprises mettront la main à la poche. La déduction des intérêts d’emprunts sera moins favorable pour les grandes entreprises. Les plus values pour cession de titres de participation seront plus taxées, entre autres mesures.

Mais les particuliers ne sont pas oubliés.  Une nouvelle tranche à 45 %. Le plafond du quotient familial est abaissé, mesure anti-familles susceptible d’accentuer la dénatalité de nombreux Français d’origine européenne, est-ce le but ? Les dividendes et les intérêts seront soumis progressivement au taux de l’impôt sur le revenu. L’ISF est considérablement alourdi. La contribution exceptionnelle de 75 % sur les très hauts revenus sera symbolique et ne touchera qu’environ 1.500 personnes.

Au total :

Pour la première fois, le taux de prélèvement passera la barre des 46 %, dépassant largement les records de 1999 et 2012. Christian Eckert rapporteur PS du budget promet, je cite : « Si le retour de la croissance nous donne des marges, on pourra amorcer un mouvement de repli. » Y croit qui veut.

Photo : Jean-Marc Ayrault et François Hollande – Crédit photo : Parti socialiste, via Flickr (cc).