Hollande se rêve-t-il en gendarme du monde ?

Hollande se rêve-t-il en gendarme du monde ?

28/09/2012 — 16h00
PARIS (NOVOpress, via le Bulletin de réinformation) —
C’est en effet la question que l’on pourrait se poser après avoir entendu à l’ONU le récent discours de politique internationale du président de la République.

Au-delà des formulations conventionnelles, la plupart vides de sens, ce discours est essentiellement marqué par la volonté brouillonne d’intervenir là où les intérêts du « camp occidental », comprendre des Etats-Unis, sont en jeu, le tout naturellement sous couvert de « démocratie » et de « sécurité internationale ».

En cela, de Sarkozy à Hollande, il y a bel et bien continuité de la politique internationale de la France.
Le président a ainsi évoqué l’urgence d’une intervention au Sahel, en Syrie et au Mali, martelant le verbe « agir » à neuf reprises. Ce discours est à replacer dans le manichéisme primaire – très apprécié des Américains – consistant à opposer le camp occidental (le bien) face au camp des pays supposés « non démocratiques » (le mal). Dans ce contexte, l’ « ingérence », chère à Bernard Kouchner, est le seul moyen envisageable.

Par son intervention en Libye, Sarkozy était manifestement en quête de reconnaissance internationale. Hollande, qui n’a sans doute pas suffisamment médité sur les conséquences du fiasco libyen, est prêt à chausser les rangers de son prédécesseur, en quête des mêmes illusions.

Crédit photo : DR.