La presse officielle toujours plus subventionnée avec nos impôts

La presse officielle toujours plus subventionnée avec nos impôts

28/09/2012 — 08h00
PARIS (NOVOpress, via le Bulletin de réinformation) —
50 % des subventions à la presse bénéficient à neuf organes de presse. C’est le constat de l’Observatoire des subventions, qui a épluché les aides directes à la presse pour 2010. En tête vient Le Parisien/aujourd’hui en France avec 20 millions d’euros, suivi du Monde avec 17 millions, puis par Libération, Le Figaro et Ouest‑France.

Notons qu’avec 14 millions d’euros de fonds publics, Libération ne devrait pas trop pâtir d’une baisse de ses recettes publicitaires, en représailles à sa une du 10 septembre attaquant Bernard Arnault.

Enfin, même l’Humanité, sous perfusion permanente depuis la chute de l’Union soviétique et l’effondrement électoral du PCF, a perçu plus de cinq millions d’euros de l’Etat !

Combien ces subventions coûtent‑elles réellement aux contribuables ?

Le budget 2012 prévoit près de 300 millions d’euros d’aides directes à la presse.

Toutefois, grâce aux différents mécanismes s’ajoutant aux subventions directes (abonnements massifs d’administrations, subvention des tarifs postaux, subvention à la distribution, niches fiscales et sociales…), la presse reçoit environ un milliard d’euros par an.

Au bilan, ces aides représentent près de 20 % de son chiffre d’affaires, c’est un record mondial !

La presse est donc devenue progressivement un lobby grassement subventionné ?

Depuis 1945, la presse en France est subventionnée par un système opaque et plombé par son système de distribution dominé par les ouvriers du Livre‑CGT. Par exemple, pour soutenir la presse quotidienne, les distributeurs de la presse écrite planchent avec le gouvernement sur un projet de contribution de solidarité : il s’agirait d’organiser un transfert financier entre les magazines, moins à la peine, et les quotidiens, en difficulté financière structurelle.

En effet, la presse quotidienne perd régulièrement des lecteurs : elle est de moins en moins capable de vivre sans subventions publiques, ni publicité. En étant dépendante de l’Etat et des centrales de publicité, au lieu de l’être des lecteurs, la presse conforte sa médiocrité et son politiquement correct.

Tout l’inverse de Radio Courtoisie ou de Novopress !

Crédit photo : GemeinWesen via Flickr, (cc).