Aides aux Roms : La préfecture de Loire-Atlantique fait du zèle

Aides aux Roms : La préfecture de Loire-Atlantique fait du zèle

27/09/2012 – 17h50
NANTES (NOVOpress Breizh) – La ville du Premier ministre se devait sans doute de montrer l’exemple. Les Roms qui occupent illégalement différents terrains de l’agglomération nantaise vont pouvoir en effet demeurer – provisoirement ? – sur place. C’est ce que vient de décider la préfecture de Loire-Atlantique, la première semble-t-il à tenter d’appliquer la circulaire interministérielle du 26 août 2012.


Dans une déclaration faite à l’AFP Patrick Lapouze, directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique, annonce qu’ « après la diffusion de la circulaire du 26 août, nous avons jugé préférable d’attendre quelques semaines pour procéder à de nouvelles évacuations, afin de mettre en place le dispositif de diagnostic au cas par cas qu’elle préconise et aucune des demandes d’évacuations en attente ne présentait jusqu’à ce jour de caractère d’urgence en termes de sécurité publique ou sanitaire ».

« Néanmoins si de nouvelles demandes d’évacuations se présentaient avec un caractère d’urgence, elles seraient exécutées », a-t-il quand même tenu à préciser. Selon ce fonctionnaire, la population de Roms vivant sur l’agglomération nantaise s’élève à un millier. Les 8 demandes de concours de la force publique faisant suite à des décisions de justice attendront donc.

La circulaire interministérielle du 26 aout prévoit que les services sociaux réalisent – aux frais du contribuable – un « diagnostic d’accompagnement au cas par cas ». Il s’agit notamment « d’évaluer la volonté d’intégration des personnes et des familles concernées, le taux de scolarisation de leurs enfants », a précisé Patrick Lapouze. Vaste programme.

Cette nouvelle va certainement faire plaisir au collectif Romeurope et aux différentes ligues de vertu qui soutiennent l’installation de cette population dont l’intégration pose – doux euphémisme – quelques « difficultés » (vidéo ci-dessous).

La décision de la préfecture fera probablement beaucoup moins plaisir à Gilles Retière, le maire (PS) de Rezé et nouveau président de Nantes Métropole. De retour d’un voyage en Roumanie effectué fin août il déclarait à Presse-Océan (12/09/2012) qu’il s’était « fâché » avec le sous-préfet roumain qui lui expliquait que les Roms sont libres d’aller où ils veulent. « La solution n’est pas de laisser filer les Roms mais d’aider leur insertion, soutenir le développement local », expliquait l’élu socialiste qui affirmait qu’ « il est hors de question d’implanter des camps permanents. » Un avis manifestement partagé par la population, mais pas par le Premier ministre, qui n’a décidément pas tiré la leçon de son expérience nantaise.

Vidéo : Le genre d’affaire qui n’intéresse pas Romeurope…

Crédit photo : Novopress Breizh, (cc).