[Tribune libre] « Ecologie, la fin » de Christian Gérondeau, analysé par Pierre Milloz

[Tribune libre] « Ecologie, la fin », de Christian Gerondeau, analysé par Pierre Milloz

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.

Au cours des mois précédents, Polémia a publié de nombreux textes traitant de l’imposture du réchauffement climatique dû aux agissements inconsidérés de l’homme. On en trouvera en fin d’article plusieurs liens.
Christian Gerondeau, polytechnicien et expert indépendant, travaille depuis plus de dix ans sur les questions environnementales. Il vient de publier un livre, Ecologie, la fin : Vingt ans de décisions ruineuses, particulièrement incorrect, dans lequel il démontre, vingt ans après le premier sommet de Rio, que le monde entier a été trompé sur le changement climatique. Il dénonce les trompeurs, ainsi que les gaspillages par centaines de milliards de dollars et d’euros dont ils sont les promoteurs.
Pour lui, tout cela est bientôt fini, car la crise dévoile petit à petit les mensonges pseudo-scientifiques.
Pierre Milloz, dans la note de lecture qui suit, présente le livre avec le sérieux que nous lui connaissons, en éclairant le lecteur sur ce « désastre national ».
Polémia


[Tribune libre] « Ecologie, la fin » de Christian Gérondeau, analysé par Pierre MillozAvec cet ouvrage, Christian Gerondeau (1) se livre à une charge féroce contre la doctrine écologique contemporaine : celle-ci, comme on sait, impute à l’activité humaine et notamment à l’utilisation des énergies fossiles un réchauffement sensible de l’atmosphère du globe et, voyant dans ce dernier phénomène une menace redoutable pour la planète, elle préconise que l’humanité change radicalement ses méthodes et recoure plutôt aux énergies renouvelables.

L’auteur non seulement ne croit pas un mot de ce qu’avancent les thuriféraires de cette doctrine, mais il ne manque pas de dire le peu d’estime qu’elle lui inspire. Les décisions qu’elle recommande aux politiques ? « Un défi au bon sens ». Le résultat desdites décisions ? « Un désastre national ». D’ailleurs, de toute manière, il s’agit d’ «absurdité », d’ «idée baroque » et les générations futures ne verront dans l’engouement universel actuel pour de telles idées qu’ « une parenthèse de l’intelligence humaine ».

Pourtant le lecteur aurait grand tort d’imaginer que ce livre n’est qu’un pamphlet. L’auteur est de formation scientifique et, après une étude manifestement approfondie du sujet, il s’efforce de démonter méthodiquement, références à l’appui, toute la structure de l’écologie de ces dernières années.

D’abord, et c’est là le point essentiel, on ne peut affirmer, dit-il, qu’il y a une relation de cause à effet entre l’augmentation (incontestée) de la teneur atmosphérique en gaz carbonique et la hausse de la température. D’une part, au cours des âges, avec ou sans l’homme, la température de la terre a toujours varié et augmenté et dans des proportions sans commune mesure avec les quelques dixièmes de degré qu’on constate aujourd’hui. Et, d’autre part, l’histoire des années 1970-2011 montre qu’il n’y a même pas de corrélation entre l’accroissement de la teneur en gaz carbonique et les variations de température : en particulier, depuis 2000, c’est-à-dire depuis plus de 10 ans, celle-ci a cessé de croître.

Comment alors sur une base scientifique aussi mal établie a-t-il été possible d’imposer à l’opinion mondiale qu’il était urgent, pour prévenir d’épouvantables catastrophes, de bouleverser complètement les bases de l’activité moderne ?

[Tribune libre] « Ecologie, la fin » de Christian Gerondeau, analysé par Pierre MillozChristian Gerondeau (photo) détaille ce qu’il appelle « l’organisation du mensonge ». Il montre en effet toute une série de manœuvres tournant autour des organismes internationaux (notamment le GIEC, Groupe intergouvernemental d’experts du climat) qui, chargés du sujet, ont été conçus et sont dirigés par les chefs de file de l’écologie. Il s’agit en l’espèce de donner à croire, d’une part, que les travaux menés le sont de manière scientifique et recueillent l’unanimité de la communauté des savants et, d’autre part, que ces travaux au-dessus de tout soupçon aboutissent à des conclusions alarmantes pour la planète. Or, l’auteur montre que les spécialistes sont en minorité dans ces groupes et que nombre d’entre eux, en désaccord avec la doctrine officielle, finissent par voir leurs opinions négligées. L’auteur estime même que la procédure retenue par le GIEC conduit à mettre en lumière les résultats souhaités par ses dirigeants, puisque, au-delà des volumineux et massifs rapports techniques, l’impact médiatique maximum est obtenu par le résumé à l’intention des décideurs, établi par le bureau et « seul document », nous est-il dit, « destiné à être communiqué à l’extérieur ».

En outre, une présentation orientée des faits dont l’auteur donne plusieurs illustrations (par exemple le silence fait sur la stabilisation de la température observée depuis plus de 10 ans en dépit de l’accroissement de la teneur en gaz carbonique) contribue grandement à impressionner les médias et à « faire » l’opinion publique.

Ainsi est-on arrivé, en Europe surtout et aussi en France, à une politique en faveur des énergies renouvelables, que l’auteur déplore et critique à tous points de vue : recourir à elles n’influera pas sur le réchauffement climatique ; elles épargnent, certes, les stocks d’énergies fossiles mais ce résultat est sans intérêt tant ces stocks paraissent quasi inépuisables ; elles sont, en raison de l’irrégularité de leur production (vent, soleil) et de l’impossibilité de stocker l’électricité, d’un intérêt économique quasi nul ; elles défigurent les paysages lorsqu’elles prétendent utiliser le vent avec des éoliennes ; et de toute manière les pays extra-européens, notamment la Chine, refusent de limiter leur consommation d’énergies fossiles. Ainsi doit-on considérer que les efforts onéreux consentis dans ce sens l’ont été en vain et ont abouti à « un désastre national ».

Peut-être pourrait-on reprocher à Christian Gerondeau de ne pas donner de la pensée des écologistes et de leurs motivations un portrait plus complet ou plus neutre. Mais il est vrai que l’objet de son livre est ailleurs et qu’il l’atteint avec brio en suscitant l’intérêt du lecteur.

Pierre Milloz

Voir aussi :

Le retour des cygnes noirs (Réinformation)
La triple imposture des « réchauffistes »
La guerre climatique interdite de débat à Copenhague
Copenhague et les climato-sceptiques
Changement climatique: La méthode scientifique pervertie (Première partie)
Alarmisme climatique : Polemia fait le point

– Christian Gerondeau, Écologie, la fin : Vingt ans de décisions ruineuses, Editions Toucan, collection Toucan adultes, mai 2012, 304 pages.

[box class=”info”] Source : Polémia – 17/09/2012 [/box]

(1) Christian Gerondeau, polytechnicien, est connu pour être un précurseur n’hésitant pas à prendre le contre-pied de la pensée unique. Dans les années 1970, il est l’un des premiers à croire à une réduction possible du nombre de morts sur les routes, à un moment où le consensus fait de l’insécurité routière une fatalité. Connu sous le nom de « Monsieur Sécurité » par son action comme délégué à la Sécurité Routière, il initie les limitations de vitesses et le port de la ceinture en France (Wikipédia).
Des années 1970 à maintenant le nombre de morts sur les routes en France a été divisé par 4 malgré l’augmentation très importante de la circulation routière.