Tours : querelle sur l'utilisation du nom de Jean Royer

Tours : querelle sur l’utilisation du nom de Jean Royer

13/09/2012 — 16h15
TOURS (NOVOpress) — La mémoire d’un homme politique défunt, qui a marqué l’histoire de France cet celle de sa ville, est-elle la propriété unique de sa famille et des amis ? Telle est la question que l’on peut se poser concernant Jean Royer, qui fut maire maire de Tours et une figure de la droite française. En effet, un Cercle Jean Royer vient d’être créé.

Sur son site, on peut lire l’objet de ce cercle : “Notre époque qui se dit libertaire encadre chaque jour la liberté de pensée de nouveaux interdits. Assaillis par un diktat médiatique et des lobbys toujours plus puissants, il s’est installé depuis plusieurs années le règne de la pensée unique et du terrorisme intellectuel.  Les voix dissonantes sont condamnées à se taire, les procès d’intention se multiplient et l’espace de liberté si cher à nos contemporains se réduit peu à peu. Et pourtant, certains résistent.  Des passionnés de la controverse aux amoureux de la vérité ils clament leur voix envers et contre tous. Vilipendés par ceux qui règnent en maître ils sont les véritables garants d’une liberté d’expression toujours plus menacée. Ainsi, conscients de cet état de fait nous avons créé ce cercle d’étude et d’information. Destiné à tous, il aura pour finalité de vous proposer des conférences sur divers sujets comme l’histoire, l’économie, les sciences… et  porter à vos oreilles des idées allant à contre-courant de l’opinion commune.”

Malheureusement, certains ne semblent pas vouloir d’une liberté d’expression et d’information à Tours. Au premier rang desquels La Nouvelle République qui, dans un article mis en ligne sur son site ce matin, parle d’utilisation dérangeante (sic !) du nom de Jean Royer. Motif de cette attaque ? Le fait que Vox Populi serait soi disant  à l’origine du Cercle Jean Royer. Et là, bien entendu, la Nouvelle République passe de l’enquête journalistique à la dénonciation et à l’action de basse police politique. Ainsi (au grand regret du journaliste semble-t-il), “pas de revendication d’extrême droite ni de racisme” sur le site de Vox Populi. Mais “des références suffisent à classer l’organisation sur l’échiquier des idées politiques : Charles Martel et Maurras. Et, avant de s’appeler Vox Populi, le groupe s’intitulait Comité 1571 (en référence à la date de la bataille de Lépante, au cours de laquelle les marines d’Espagne et de Venise, unies sous la bannière de la ‘Sainte Ligue’ à l’initiative du pape Pie V, ont infligé une cuisante défaite aux Ottomans). Cette bataille est restée dans l’histoire comme celle qui a arrêté l’expansion de l’empire ottoman. Les chrétiens contre les musulmans : inutile de s’appesantir sur la portée symbolique qu’attache à cette bataille la nébuleuse d’extrême droite.”

Et la Nouvelle République d’utiliser ces références pour que la famille de Jean Royer jette l’opprobre sur le cercle. D’où cette réaction de Gérard Royer, le fils de l’ancien maire. : “Je vais (…), en accord avec les membres de l’association des Amis de Jean Royer, entreprendre une action pour que la justice la complète, en faisant rechercher l’identité des emprunteurs anonymes du nom de mon père et fermer le blog.”

Cependant, ce même Gérard Royer stipule : “Jean Royer n’a appartenu et n’appartient à personne”. Cherchez l’erreur. D’autant que l’on peut difficilement classer l’action de l’ancien maire de Tours à gauche…

Quant à Pierre-Louis Mériguet, porte-parole de Vox Populi que nous avons joint par téléphone, il nous assure qu’il n’est pas le responsable de ce cercle. Affaire à suivre donc !