L’assassinat politique : ça peut rapporter gros !

L’assassinat politique : ça peut rapporter gros !

26/08/2012 – 19h00
ROME (NOVOpress)
Benjamin Jones et Benjamin Olken ont publié en 2007 une étude intitulée Hit or miss ? à l’Université de Havard. Les deux chercheurs ont passé au crible les grands assassinats politiques des deux siècles passés. Il en résulte que sur les 298 tentatives enregistrées entre 1875 et 2004, seules 59 ont atteint leur but. Les meurtres politiques ont causé la chute d’empires, le morcellement de pays, le déclenchement de conflits et l’oppression de peuples entiers.

C’est ce que souhaite rappeler Steven Parissien dans son nouvel ouvrage : Curieuses histoires des assassinats, les mort célèbres qui ont changé le monde, aux éditions Jourdan. Comme Dominque Venner, ou Lindsay Porter, cet auteur démontre à l’aide d’une trentaine de cas, comment les crimes politiques peuvent s’avérer déterminants pour l’avenir d’un peuple.

L’élimination de Jules César, responsable de la mort d’un million de Gaulois et d’un autre million réduits en esclavage, a eu pour conséquence la création d’un puissant empire qui s’étendra sur quatre siècles. Celle de Caligula, près d’un siècle plus tard, permit à l’empire romain de conquérir la Thrace, la Judée, la Mauritanie, mais aussi la Grande-Bretagne. En sens inverse, l’assassinat d’un dirigeant politique peut sceller le sort de sa nation. Ainsi, la disparition violente d’Alexandre II en 1881, qui avait instauré de véritables réformes des institutions rigides et arriérées de la Russie, entraîna le retour d’un régime réactionnaire qui allait favoriser les horreurs du bolchevisme.

Crédit photo : La mort de Marat par David, via Wikipédia (cc)