Italie : dans « le village sauvé par les immigrés », deux Nigérians agressent les immigrationnistes et les carabiniers

Italie : dans « le village sauvé par les immigrés », deux Nigérians agressent les immigrationnistes et les carabiniers

10/08/2012 — 18h30
ACQUAFORMOSA (NOVOpress) —
En août dernier, Novopress vous parlait d’Acquaformosa en Calabre (photo ci-dessus), « le village sauvé par les immigrés », comme titrait alors le Corriere della Sera. « Plus qu’une ressource. Par ici les immigrés sont les sauveurs de la patrie. Ou, mieux, de la municipalité. » Tout cela, expliquait le grand quotidien bourgeois, grâce au maire qui, dans le cadre du projet Sprar (Service de protection des demandeurs d’asile et réfugiés du ministère de l’Intérieur), s’est porté volontaire pour accueillir des couples nigérians.

Un an après, Acquaformosa et ses Nigérians refont un peu parler d’eux. Il n’est certes plus question d’une pleine page dans un quotidien national : juste une courte dépêche d’agence et des articles un peu plus détaillés dans la presse locale. On apprend qu’un couple de Nigérians, lui âgé de 29 ans, elle de 25, se sont rendus mardi après-midi au local de l’association qui, pour le compte du fameux projet Sprar, « s’occupe de leurs besoins quotidiens. Là, ils ont bloqué pendant environ deux heures la responsable car ils voulaient de l’argent pour leurs besoins [lesquels ?] ». Les immigrationnistes terrifiés ont appelé les carabiniers au secours, mais quand les militaires se sont présentés les Nigérians les ont violemment agressés.

Les immigrés ont été arrêtés pour violence à agent de la force publique, coups et blessures, et violence à personne. En comparution immédiate, jeudi matin, ils ont été condamnés par le Tribunal de Castrovillari à neuf mois de prison avec sursis, et ont été remis en liberté.

Comme font toujours les immigrationnistes en pareil cas, le maire d’Acquaformosa a incriminé le manque de moyens. « Il y a, a-t-il déclaré en pure novlangue, une situation de souffrance par rapport au projet, qui se vérifie en raison des divers problèmes économiques que les immigrés perçoivent comme une incertitude, ce qui, de fait, crée une tension un peu partout ». S’agissant des deux Nigérians en cause, le sauveur du village a cependant précisé qu’ils « n’acceptaient aucune règle. Ils sont ici depuis six mois avec deux enfants, mais ils n’ont jamais accepté d’être dans un petit village. Ils voulaient être dans une grande ville. La femme a deux fois porté plainte contre son mari pour violences, mais a ensuite retiré ses plaintes ».

Les deux Nigérians vont être exclus du projet Sprar. Ils pourront ainsi s’installer avec leurs enfants dans une des grandes villes dont ils rêvent. Un enrichissement supplémentaire pour les citadins qui auront le bonheur d’en hériter.

Crédit photo : DR