La fusion d'hôpitaux remise en cause

La fusion d’hôpitaux remise en cause

08/08/2012 — 11h00
PARIS (NOVOpress) —
Depuis la fin des années 90 la fusion d’hôpitaux -avec éventuelle fermeture de certains- est très à la mode dans les milieux technocratiques. Pour les seules 15 dernières années elle a concerné environ 9 % des établissements publics de santé français. Le but étant d’améliorer l’efficacité des soins et en particulier de réduire les dépenses en réalisant des économies d’échelle.

Mais un récent rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) relève que le résultat n’est souvent pas au rendez-vous. En particulier au-delà de 600 à 900 lits, «la grande taille représente pour un hôpital plus d’inconvénients que d’avantages». Les fusions sont, dans les faits, moins efficaces que les «efforts de réorganisation interne» indique ce rapport.

En obstétrique où le nombre des petites maternités est passé de 1 369 en 1975 à 554 en 2008, le rapport de l’IGAS recommande «d’accorder des dérogations de longue durée aux maternités dont la disparition dégraderait notablement l’accès aux soins». En d’autres termes d’aller à contre-courant du mouvement de fusions, surtout dans les zones à risque de désertification médicale.

Comme quoi le gigantisme recherché pour augmenter le rendement économique n’aboutit souvent pas à une augmentation du rendement et de la qualité par rapport à des structures à taille plus humaine.

Crédit photo : Piotr Bodzek via Wikipédia (cc)