[Tribune libre] Un parti-pris médiatique exemplaire, par Georges Feltin-Tracol

En cet été 2012, la grasse presse de l’Hexagone ne se contente plus de désinformer l’opinion française sur la Syrie, victime des violences terroristes djihadistes fomentées, soutenues et financées par l’axe Ankara – Riyad – Doha. Flairant une nouvelle occasion de calomnier la Russie de Vladimir Poutine, elle prend fait et cause pour les Pussy Riot de Moscou.

Le 21 février 2012, un trio cagoulé et costumé, composé de Maria Alekhina (24 ans), d’Ekaterina Samoutsevitch (29 ans) et de Nadejda Tolokonnikova (22 ans), chante (vidéo ci-dessous) sur un air de musique rock-punk contre Vladimir Poutine, alors Premier ministre, et contre l’Église orthodoxe, au cœur de la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou [sans y être bien sûr invité].

Arrêtées quelques minutes plus tard et inculpées pour hooliganisme, elles passent ces jours-ci en jugement.

Le traitement de cette information par nos chers quotidiens nationaux de référence témoigne d’une rare partialité : Le Monde du 1er août en fait son éditorial larmoyant, celui du lendemain publie un dessin du pathétique Plantu, et Libération du 3 août y consacre sa Une grandiloquente et trois pages. Il faut reconnaître que les Pussy Riot ne peuvent qu’attirer la sympathie des organes officiels du bankstérisme trotsko-mondialiste. En compagnie d’autres groupuscules issus du même miasme pseudo-culturel pro-occidentiste russe, ce trio de jeunes mégères entend par-delà et à travers la personne de Poutine subvertir les cadres traditionnels de leur société. Importateurs des pires démences de l’Occident globalitaire, ces terroristes de l’inculture assumée rêvent de tout déstabiliser. « La Russie, si patriarcale, a besoin d’une “ cravache féministe ” », s’exclame l’un de ces tarés au journal britannique The Observer cité par Libération. Derrière ce trio de punkettes manœuvre en réalité la pourriture libérale, financiariste et marchande de la dissociété occidentale !

Bien évidemment, Libération salue cette « provoc élevée au rang des beaux-arts » et dénonce l’« inique » procès en cours. Le Monde et Libération s’insurgent qu’une chanson conduise en prison, mais ces deux canards se sont tus lors de l’incarcération de l’historien négationniste Vincent Reynouard… en France ! Certes, Reynouard n’est ni punk, ni féministe…

Par ailleurs, nos quotidiens dégoulinant de bonne conscience morale et droit-de-l’hommesque n’étaient pas aussi élogieux quand de jeunes catholiques exaspérés, choqués dans leur foi, commirent eux aussi des « performances » dignes de l’avant-scène culturelle la plus en pointe en brisant Piss Christ en Avignon ou en entartant d’excréments Jean-Michel Ribes qui avait permis le spectacle de Rodrigo Garcia, Golgota Picnic. Et puis, ces journaux seraient-ils aussi complaisants si un trio de punkettes s’exhibait dans un musée d’« art contemporain », dans un temple maçonnique, une mosquée ou une synagogue ou, pis, dans un lieu de mémoire tel que la maison d’Izieu ? Il est à parier au contraire qu’ils en dénonceraient la « scandaleuse profanation ».

Pendant que la presse du Système se focalise sur l’affaire de ces chanteuses de pacotille, elle n’évoque pas l’odieuse décision du 12 juillet de la Cour de justice de l’Union européenne qui bafoue la bio-diversité des semences agricoles au nom du commerce et de l’intérêt lucratif des multinationales agro-alimentaires.

Concluons en détournant l’éditorial de François Sergent de Libération : « Il est plus que temps que les patriotes et identitaires français d’Europe prennent position contre les médiats dominants et leur tyrannie qui de toute évidence ne partagent aucune de leurs valeurs. » Par conséquent, on attend d’urgence des White Riot dans le grand hospice occidental !

Georges Feltin-Tracol
Source : Europe Maxima.

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