Marseille : le contrôle du niqab dégénère

Marseille : le contrôle du niqab dégénère

27/07/2012 — 14h30
MARSEILLE (NOVOpress) —
Le changement c’est vraiment maintenant. A tel point que l’on peut se demander si le gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault ne va revenir sur toutes les lois votées pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Dernière interrogation en date,  la loi interdisant le port du niqab et autre burqa dans l’espace public.

Pourquoi cette interrogation ? Cette semaine à Marseille, trois policiers ont été tabassés après un contrôle d’identité  qui a dégénéré, près de la mosquée Es-Sunna. Ces trois fonctionnaires voulaient contrôler l’identité d’une jeune femme portant le niqab, conformément à la loi votée en 2010. Loi votée à l’initiative de députés de gauche comme le député communiste du Rhône  André Gérin.

Or, la jeune femme a refusé d’obtempérer au contrôle. En effet, elle a indiqué : « Je n’obéis pas aux lois de la République ». Hurlant, elle s’est mise à frapper l’un des policiers. Le compagnon de la jeune femme est alors intervenu pour empêcher le contrôle, mais surtout pour appeler à la rescousse. Une cinquantaine de personnes sont alors arrivées et ont roué de coup les policiers. Des renforts sont intervenus et ont pu interpeller quatre personnes dont la jeune femme. Or, le parquet a décidé la remise en liberté de ces quatre personnes… par souci d’apaisement en période de ramadan !

Cette décision du parquet a révolté les policiers. Interrogé par RMC, David-Olivier,  secrétaire adjoint du Syndicat de police Alliance dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a expliqué : « Comment peut-on s’en prendre aux forces de l’ordre et être remis en liberté sans garde à vue, sans être inquiété ? Il me semble que le message donné à la population et à la délinquance, qui, je vous le rappelle, est assez prégnante à Marseille, est un message qui est absolument hors de propos. On aurait aimé le soutien de la justice et non pas une défiance à ce sujet. Encore une fois, les agents de police de Marseille se sentent délaissés ».

Marseille, ville dont feu Olivier Ferrand, président de la fondation Terra Nova, était originaire. A croire que ses mannes continuent d’influencer la politique du gouvernement socialiste… Une bien mauvaise nouvelle.

Crédit photo : Marcello Casal Jr/ABr. via Wikipédia (cc)