Italie: 2 ans et 8 mois de prison avec sursis pour Alberto « Zippo » Palladino

Italie: 2 ans et 8 mois de prison avec sursis pour Alberto « Zippo » Palladino

10/07/12 – 13h30
ROME (NOVOpress)
– Une décision politique, inique et totalement disproportionnée. C’est le sentiment qui prévalait hier devant le palais de justice de Rome, où, une fois encore, les militants de Casapound s’étaient rassemblés pour soutenir leur camarade Alberto « Zippo » Palladino, en détention domiciliaire depuis près de 8 mois (après 30 jours passés derrière les barreaux).

Abasourdis par la lourdeur de la condamnation, assortie de 16.000 euros d’amendes et de plus de 25.000 euros de frais divers, frappant un jeune homme de 24 ans sans aucun antécédent judiciaire et accusé par un adversaire politique d’une agression ayant entraîné moins de 8 jours d’ITT, les militants présents comme la famille de « Zippo » ne pouvaient masquer leur tristesse et leur amertume face à une justice aussi clairement idéologique. Car c’est d’évidence davantage pour son appartenance au mouvement social et révolutionnaire Casapound, seule formation à s’opposer frontalement au gouvernement ultra-libéral du technocrate Mario Monti, que Zippo a été condamné que sur la base de faits et d’éléments de preuve totalement absents du dossier, à l’exception du témoignage de la victime, membre du Parti démocratique (gauche socialiste).

Alberto Palladino avait été arrêté à l’aéroport de Rome, par une véritable armada policière, à son retour d’un voyage humanitaire effectué en Birmanie auprès du peuple karen (cf. photo ci-dessus). Il n’a pas, dès lors, pu ni suivre ses études ni se présenter à ses examens universitaires et doit désormais vivre avec une épée de Damoclès de près de 3 ans d’enfermement.

Le message lancé par le pouvoir via cette sentence particulièrement sévère est très clair : d’une part il oblige le jeune cadre de Casapound à se tenir à l’écart de l’action politique, sous peine de se retrouver sous les verrous pour près de 3 ans, d’autre part il met en garde l’ensemble de ce mouvement en montrant ce qu’il en coûte de prétendre combattre le système. Les possibilités d’appel sont actuellement étudiées par les défenseurs du jeune homme.

De leur côté, les militants rassemblés n’avaient plus qu’à embrasser à tour de rôle le condamné, autorisé à converser avec eux quelques minutes avant de regagner la maison où il est maintenu aux arrêts, et à lui promettre de continuer avec encore plus d’ardeur le combat pour une Italie libre, indépendante et sociale.