Racisme ou revendications identitaires à l’Euro 2012 ?

Racisme ou revendications identitaires à l’Euro 2012 ?

22/06/2012 – 10h00
KIEV (NOVOpress) – Avant même son lancement, L’Euro 2012 a été au cœur d’une vaste campagne de désinformation autour du thème du « racisme ». L’Ukraine, l’un des pays hôtes, a remis les pendules à l’heure à ce sujet. Mais l’UEFA (Union européenne des associations de football), l’instance dirigeante du football en Europe, continue une campagne tendancieuse baptisée « Unite against racism ».

Mardi, la Croatie était dans le viseur de l’organisation dirigée par Michel Platini.

« La Fédération croate de football (HNS) écope d’une amende de 80 000 euros pour l’allumage et le jet de fumigènes et pour le mauvais comportement de ses supporters (chants et symboles racistes) lors du match du groupe C de l’Euro 2012 contre l’Italie », affirme un communiqué de l’UEFA. Malheureusement, l’organisation européenne n’en dit pas plus sur le contenu de ces chants et « symboles racistes ». La critique d’un football européen en manque d’identité, à l’aide de banderoles et de chants, doit-elle être assimilée à du « racisme » ?

Une désinformation parfaitement illustrée par ce qui est arrivé à Mesut Özil, joueur aux racines turques évoluant sous le maillot allemand. Dimanche, pendant le match entre la Mannschaft et le Danemark, Mesut Özil aurait été victime de « propos racistes », selon L’Equipe. Pourquoi ? Sur Twitter, un internaute a  écrit : « Özil n’était assurément pas un Allemand. Un bout de papier ne suffit pas à changer son origine ». Une opinion identitaire en rien raciste. Dans le football aussi, le fossé se creuse entre les fans, certaines équipes et élites européennes gagnées à la mondialisation.

Mais l’espoir brille. Hier, sur Facebook, Gianluigi Buffon, le gardien de l’Italie, n’a pas caché son patriotisme. « Même si mon Italie restera toujours une Italie idéale, qui n’a peut-être jamais existé, quand je vois le drapeau tricolore, c’est toujours une immense émotion ». Un amour du pays que Benzema, Evra, Nasri et compagnie pourraient méditer chez les Bleus.