Italie : le gouvernement Monti subventionne le dialogue islamo-chrétien sur fonds européens

Italie : le gouvernement Monti subventionne le dialogue islamo-chrétien sur fonds européens

19/06/2012 — 08h00
ROME (NOVOpress) — Le gouvernement italien n’a pas d’argent pour venir en aide aux victimes des tremblements de terre, ou pour entretenir l’immense patrimoine archéologique et artistique de la péninsule, dont la dégradation ne cesse de s’aggraver. Mais il sait trouver de l’argent pour les dépenses vraiment importantes.

Le ministère de l’Intérieur italien (Direction centrale pour les affaires des cultes, Département pour les libertés civiles et l’immigration) vient ainsi de publier un appel d’offres, en qualité d’autorité responsable du Fonds européen pour l’intégration des citoyens des pays tiers : 825 millions d’euros à dépenser entre 2007 et 2013, pour permettre aux citoyens des pays tiers « de s’intégrer plus facilement dans les sociétés d’accueil » – il s’agit uniquement des immigrés « arrivés légalement en Europe », le gouffre des clandestins, demandeurs d’asile, réfugiés ou pseudo-réfugiés, dépendant d’un autre programme.

L’appel d’offres porte cette fois sur la création d’un service de « Promotion du dialogue interreligieux ». Dans le jargon technocratique, « il s’agit d’une recherche–intervention sur des thèmes liés au phénomène religieux, à travers la mise en œuvre d’une confrontation avec les communautés religieuses, et la finalité est de recueillir des éléments pour favoriser les processus d’intégration ».
Le lauréat recevra une somme de 129.000,00 € (hors TVA). S’agissant d’immigration extra-européenne, on voit sans peine avec quelle religion il s’agit de promouvoir le dialogue…

Heureuse coïncidence, un des organismes les plus actifs dans le dialogue islamo-chrétien, sous le signe de l’esprit d’Assise, n’est autre que la communauté catho-progressiste Sant’Egidio, qui avait organisé en septembre dernier sa rencontre internationale sur le thème, « Bound to live together : Religions et cultures en dialogue », et son président-fondateur, Andrea Riccardi, est ministre dans le gouvernement Monti.

Riccardi s’est récemment signalé en visitant l’Émilie dévastée par les tremblements de terre et en promettant à un Marocain que le gouvernement italien reconstruirait en priorité… la mosquée. Cet engagement ayant reçu en ligne une publicité assez peu flatteuse, le même Riccardi vient de réclamer « des règles plus sévères pour lutter contre la propagande raciste et xénophobe sur Internet », qui, selon lui, met en péril « le tissu social » de l’Italie. Dialoguons, dialoguons, on vous dit.