Dégradation de la situation économique de la France : le 4ème tour de la présidentielle…

Dégradation de la situation économique de la France : le 4ème tour de la présidentielle…

08/06/2012 — 12h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) — D’aucuns présentent les prochaines élections législatives comme le 3ème tour de la récente présidentielle. En fait, un quatrième tour se profile à l’horizon : la rapide dégradation de la situation économique de notre pays.

Une prochaine tempête économique qui pourrait balayer un pouvoir socialiste concentrant entre ses mains la totalité du pouvoir politique : Elysée, Matignon, assemblée nationale, sénat, régions, départements, grandes villes. Signe précurseurs : le taux de chômage vient de dépasser la barre des 10% de la population active, soit 2,9 millions de personnes.

Le Premier ministre Ayrault vient par ailleurs d’avertir que plus d’une trentaine de moyennes et grosses entreprises françaises pourraient mettre la clé sous la porte dans les mois qui viennent.

Des dizaines voire centaines de milliers d’emplois sont directement menacés, alors même que le chômage atteint un niveau record dans l’ensemble de la zone euro et qu’il repart également à la hausse aux Etats-Unis. En France, le taux de chômage des 15-24 ans s’établit à près de 23% et à plus de 43% pour les seniors (55-64 ans). Jeudi, dans un entretien aux Echos le ministre du Travail Michel Sapin assurait que le gouvernement allait mobiliser tous les « moyens disponibles » contre le chômage, en accentuant entre autre l’effort de financement des « contrats aidés », oubliant de préciser que l’enveloppe budgétaire allouée à ces contrats a déjà été presque entièrement consommée au premier semestre (220.000 contrats aidés lancés). Il y a également l’arme législative pour surenchérir le coût des licenciements. Mais elle ne concernerait qu’environ 3% des licenciements. Les socialistes français sont décidément les derniers diplodocus d’Europe à croire aux vertus de la gestion étatique du chômage.

Et les faits sont têtus : croissance nulle, voire négative = explosion du chômage.

Ayant accepté d’abdiquer la souveraineté de notre pays face aux règles de l’Union européenne, le pouvoir socialiste, pas plus que son alter ego UMP, ne dispose en fait de la moindre marge de manœuvre. En matière de flexibilité de l’emploi, il devra passer sous les fourches caudines de l’Allemagne et de la Commission de Bruxelles. Beaucoup de grincements de dents en perspectives chez les électeurs socialistes.

Crédit photo : Parti socialiste, via Flickr, licence CC.