Agression à Villeurbanne: résultat du communautarisme intensif qui s’est emparé de la ville

Agression à Villeurbanne: résultat du communautarisme intensif qui s’est emparé de la ville

07/06/201 — 18h00
VILLEURBANNE (NOVOpress Lyon) —
Samedi dernier, trois Juifs ont été agressés selon les témoins, par une dizaine de personnes d’origine maghrébine armées de marteaux et de barres de fer à Villeurbanne.Ce fait divers surmédiatisé rappelle étrangement l’affaire Mérah. Une série de réactions des dirigeants politiques nationaux et locaux s’en est suivie pour dénoncer ces actes antisémites et récupérer l’affaire électoralement en cette période de campagne législative.

Ce type d’agression est néanmoins à replacer dans le contexte démographique et sociologique de la ville de Villeurbanne. Cette cité de la banlieue lyonnaise a une population hétérogène, avec plusieurs communautés présentes dans la ville. D’un coté, la communauté juive de Villeurbanne est assez implantée, comme en témoigne le nombre de synagogues, d’écoles juives et de magasins casher. La communauté musulmane est également fortement présente à Villeurbanne, avec la mosquée Othmane, les diverses salles de prière et les magasins et restaurants Hallal. D’autres communautés s’implantent progressivement, telles que les communautés africaines et arméniennes. La ville connaît l’immigration depuis les années 1970, elle en paye aujourd’hui le prix.

Le Maire PS de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, parle du bienfait de la diversité culturelle et religieuse de sa ville. Or, bien qu’il présente celle-ci comme un atout pour la ville, il reconnaît le risque de transposition du conflit israélo-palestinien à Villeurbanne. Il souligne ainsi implicitement l’influence et la force des communautés sur son territoire.

Crédit photo : Vincent Ruf/Wikipédia sous licence CC