Législatives : les ministres bretons en campagne

Législatives : les ministres bretons en campagne

07/06//2012 – 15h00
RENNES (NOVOpress Breizh) –
Depuis qu’il a été élu président du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian a abandonné son fief de Lorient. Après avoir renoncé à son fauteuil de maire, il ne s’est pas représenté aux législatives de 2007. Devenu ministre de la Défense, il demeure sur cette ligne en ne prenant pas le départ des législatives de juin. Cela ne l’empêche pas d’être présent en Bretagne, où il suit de très près les dossiers sensibles, comme celle du volailler Doux.

En Bretagne, deux ministres peuvent considérer que leur réélection ressemblera à une simple formalité. Jean-Marc Ayrault à Saint-Herblain : en 2007 il avait été réélu au second tour avec 66,15%. Mais c’est son suppléant Jean-Pierre Fougerat, maire de Couëron, qui prendra le chemin de l’Assemblée nationale. Ensuite Malylise Lebranchu à Morlaix : en 2007, elle avait été réélue au second tour avec 54,38%. Son adversaire,  Agnès Le Brun (UMP), maire de Morlaix et députée européenne, à peu de chance de l’emporter. On notera dans cette circonscription la candidature de Yann Vallerie, le dynamique leader du mouvement Jeune Bretagne qui, sous l’étiquette « Bretagne nous avons foi en toi », défendra les couleurs de la Bretagne.

Pour les deux Bretons expatriés que sont Benoit Hamon à Trappes (78) et Stéphane Le Foll à Sablé (72), les affaires semblent plus compliquées. Dans le premier cas, le député sortant, Jean-Philippe Fourgous (UMP) avait été réélu au second tour, en 2007, avec 51,75% des suffrages exprimés. Mais en 2012, François Hollande a dépassé les 57%… Dans le second, dès le premier tour, en 2007, François Fillon (UMP) avait battu Stéphane Le Foll – 53,40% contre 30,03%. Le ministre de l’Agriculture a face à lui Marc Joulaud, le député UMP sortant. Le Foll,  selon un sondage OpinionWay-Fiducial publié fin mai, est donné gagnant au second tour avec 53 % des voix.

Rappelant la position de François Hollande, Jean-Marc Ayrault avait déclaré le 16 mai dernier que les ministres qui seraient battus aux élections législatives de juin perdraient leur maroquin.

Crédit photo : jyc1, via Wikipédia, licence cc