Faits & Documents n°337 du 1er au 15 juin 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (I)

Faits & Documents n°337 du 1er au 15 juin 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (I)

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 juin 2012 vient de paraître. Au sommaire, les portraits du gouvernement Ayrault. Extrait.

Faits & Documents n°337 du 1er au 15 juin 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (1)Le nouveau gouvernement est à la fois « boboïsé », social-démocrate, mondialiste et largement issu de l’extrême gauche. Un étrange cocktail libéral-libertaire. Sa composition correspond très largement à celle que nous avions prévue (y compris pour le Premier ministre) dans F&D 335, bouclé le lendemain du premier tour de l’élection présidentielle. Une fois de plus, nos prévisions se sont révélées exactes. Voici la biographie des membres de ce gouvernement pléthorique (34 ministres, aucun secrétaire d’État, des postes aux fonctions totalement ridicules). En réalité, il s’agit d’un gouvernement éphémère, qui durera jusqu’aux élections législatives. Il devrait donc être remanié dès la mi-juin. Nous reviendrons sans doute par la suite sur tel ou tel dont la biographie n’est pas développée ici, ayant déjà été traitée précédemment (1).
1 – Ces personnalités politiques ont été traitées dans les deux tomes de l’Encyclopédie politique française d’Emmanuel Ratier (chaque tome, de plus de 850 pages, est disponible auprès de Faits & Documents à 60 € port compris) et dans Au cœur du pouvoir, consacré au club d’influence Le Siècle (41 € port compris).

Ne sont retenus que quelques éléments marquants pour les personnalités dont les biographies ont déjà été détaillées précédemment.

Jean-Marc Ayrault. Premier ministre. Biographie détaillée dans F&D 336. En mai 68, il a dirigé le Comité d’action lycéen, à majorité trotskyste-pabliste de Cholet. Peut-être franc-maçon (liens étroits avec la Sages de Michel Reyt et avec son mentor Jean Poperen). S’est abstenu lors de la ratification du Traité de Lisbonne et de l’adoption du Mécanisme européen de stabilité. Membre d’honneur du Cercle Léon Blum qui regroupe les socialistes juifs.

Laurent Fabius. Ministre des Affaires étrangères. Biographie détaillée dans l’Encyclopédie politique française d’Emmanuel Ratier (tomes I et II), Au cœur du pouvoir et dans F&D 202. Descendant d’une famille juive implantée en Lorraine, qui transforma son nom (Lion) en Fabius le 26 septembre 1808 à la suite du décret impérial de 1808 qui obligeait les Israélites à choisir un nom définitif. Membre du Siècle, de la Commission trilatérale, du Groupe de Bilderberg (1995), du Forum économique mondial de Davos, etc. L’affaire du sang contaminé a largement plombé la carrière de ce multi-millionnaire (son père, André Fabius, était l’un des plus grands antiquaires parisiens). Incarnation du blairisme fabien, social-démocrate mondialiste. Artisan du passage à la monnaie unique. « Nos enfants profiteront pleinement de cette construction monétaire d’anticipation (9 avril 2001). » A défendu le « non » au Traité de Lisbonne. Longtemps adversaire de François Hollande, il a été le principal soutien de Martine Aubry lors des primaires socialistes : « Vous imaginez François Hollande président ? On rêve ! » (avril 2011).

Manuel Valls. Ministre de l’Intérieur. Biographie détaillée dans l’Encyclopédie politique française d’Emmanuel Ratier (tome II), Au cœur du pouvoir et dans F&D 320. Fils d’un artiste peintre catalan exposé dans de multiples musées internationaux. L’absence de taxation des œuvres d’art lui évite sans doute de régler un ISF élevé. Français de fraîche date (naturalisé en 1982). A peut-être appartenu brièvement à l’Organisation communiste internationaliste (« lambertiste »), si l’on en croit À gauche de la gauche (Seuil, 2002) de Denis Pingaud, lui-même ancien militant d’extrême gauche. Membre du Siècle et du Groupe de Bilderberg. Franc-maçon, il appartient à la même loge que son ami Alain Bauer (parrain d’un de ses fils), la loge L’Infini maçonnique (Grand Orient de France). A été l’un des rares députés socialistes à se prononcer en faveur de l’envoi de soldats français en Afghanistan et pour le contrôle par la Commission européenne des budgets nationaux. Participant régulier des dîners du Crif, orateur au congrès des Amis d’Israël en France, opposé à l’entrée de la Palestine à l’ONU. Il s’est déclaré, le 17 juin 2011, sur Radio Judaïca (Strasbourg) « lié de manière éternelle avec la communauté juive et Israël » par sa seconde épouse, la violoniste Anne Gravoin, qui est juive (cf. Actualité juive, 24 mai 2012). Il a obtenu 5,63 % des voix aux primaires socialistes pour l’élection présidentielle, avant de diriger le pôle communication de la campagne de François Hollande.

Vincent Peillon. Ministre de l’Éducation nationale. Biographie détaillée dans l’Encyclopédie politique française d’Emmanuel Ratier (tome II), (…)

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Photo en Une : Crédit Parti Socialiste (cc) via Flickr