Fabrice Robert : Pourquoi « Hollande n’est pas mon président »

Fabrice Robert : Pourquoi « Hollande n’est pas mon président »

[box class=”info”] Un entretien de Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire, avec Pierre Cassen, rédacteur en chef de Riposte Laïque, au sujet de la campagne « Hollande n’est pas mon président » [/box]

Riposte Laïque : Dès le soir de la victoire de François Hollande, vous avez lancé une campagne « Hollande n’est pas mon président ». Que recherchez-vous à travers un tel mot d’ordre ?

Fabrice Robert (photo en Une) : La gauche apparaît désormais comme hégémonique. A la tête de la majorité des grandes villes, des départements, des régions ; majoritaire au Sénat et peut-être demain à l’Assemblée nationale ; toute-puissante dans les syndicats, la magistrature, les universités et les médias.

Nous connaissons aussi certaines promesses de François Hollande : la régularisation des clandestins, le droit de vote accordé aux étrangers extra-européens ou encore l’accès au mariage et à l’adoption par les couples homosexuels.

Nombreux aussi sont ceux qui ont vu les images des rassemblements organisés pour fêter la victoire du candidat socialiste. Peu de drapeaux français mais beaucoup de youyous et de drapeaux étrangers. Puis, il y a aussi cette étude réalisée par OpinionWay et Fiducial qui révèle que 93% des musulmans auraient voté pour François Hollande.

Vers quelle France allons-nous donc ? Et François Hollande peut-il alors vraiment être considéré comme le président de mon peuple ? Pendant cinq ans, les socialistes ont dénoncé le discours de Sarkozy censé diviser le peuple de France. Quand je vois les images de la Bastille, je n’ai pas le sentiment de voir le peuple de France à nouveau rassemblé… En tout cas, il ne s’agit pas de ma vision de la France et des Français.

Les responsables de l’UMP souvent présentés comme » islamophobes » et « racistes » par les leaders du PS vont maintenant être remplacés par des commissaires politiques islamophiles et favorables à la préférence étrangère. Il faut aussi certainement s’attendre à des mesures attentatoires à la liberté d’expression. Pour exemple, François Rebsamen, maire de Dijon, conseiller de Hollande (et pressenti pour devenir ministre), propagandiste du droit de vote des étrangers a récemment porté plainte contre les Identitaires. Pourquoi ? Il y a plusieurs mois, suite à l’agression – clairement raciste – contre un jeune Dijonnais, les Identitaires de Bourgogne avaient interpellé en plein conseil municipal, François Rebsamen. Ce dernier avait alors déclaré « le racisme anti-blancs ? Ça n’est pas celui-là qui me préoccupe le plus en premier ! » (http://www.bloc-identitaire.com/actualite/2408/rebsamen-conseiller-hollande-et-propagandiste-droit-vote-etrangers-prend-aux-identitaires). Au moins les choses sont claires et je pense que les socialistes ne nous feront pas de cadeau.

Dans ce contexte, les Identitaires veulent être en première ligne pour la défense de nos valeurs, de notre modèle civilisationnel, de notre identité. Face à la victoire dans les urnes, nous allons résister sur le terrain et dans la rue pour faire entendre une autre voix !

La campagne « Hollande n’est pas mon président » s’appuie d’ailleurs sur une thématique « transversale » capable de fédérer bien au-delà des rangs identitaires. Nombreux sont ceux en France qui refusent le droit de vote des étrangers, le communautarisme et l’islamisation de notre sol.

Fabrice Robert : Pourquoi « Hollande n’est pas mon président » Riposte Laïque : N’avez-vous pas l’impression de paraître refuser le suffrage du peuple français, et de vous mettre au même niveau que les gauchistes qui manifestent dès le soir d’une présidentielle, quand l’élu ne leur plaît pas ? (ci-contre photo de Pierre Cassen)

Fabrice Robert : Tout le monde sait bien que François Hollande a été élu grâce à un violent rejet de Sarkozy plutôt que sur une adhésion à des idées et un projet politique portés par le candidat socialiste.

Ceci étant dit, nous ne contestons pas l’élection de François Hollande et donc sa légalité, mais plutôt sa légitimité.
En effet, le candidat socialiste a été élu Président de la République par les « Français » avec 51 % des suffrages exprimés. Des guillemets nécessaires car avec 49 % ayant voté pour son adversaire, 7 % de vote blanc ou nul, 19% d’abstention, 15 % de non-inscrits… ce ne sont en réalité que 32 % des Français en âge de voter qui se sont portés sur sa candidature. Cela permet de minorer quelque peu le vote d’adhésion et le soutien populaire accordés au nouveau locataire de l’Elysée.

Nous ne refusons pas le suffrage du peuple français mais nous réclamons, au contraire, plus de démocratie. Nous pensons, en effet, que la démocratie a été confisquée par une certaine élite politico-médiatique et que le système est aujourd’hui verrouillé. Pourquoi un parti comme le Front national qui rassemble plus de 6, 5 millions d’électeurs ne possède aucun élu à l’Assemblée nationale ? Pourquoi les Français ne peuvent-ils pas s’exprimer par référendums ? Notamment sur la question du droit de vote des étrangers et de la place de l’islam en France ?

Les Identitaires ont toujours défendu le principe d’une démocratie locale, directe et participative. Nous aurons tendance à avoir plus de respect pour le suffrage électoral dès lors que nos gouvernants auront plus de respect pour la diversité des opinions et les libertés du peuple français.

Riposte Laïque : Avez-vous de prochaines actions en vue ?

Fabrice Robert : La campagne »Hollande n’est pas mon président » a démarré très fort.
Plus de 80 000 autocollants et des milliers d’affiches commandés en à peine 4 jours ; Un site dédié www.pasmonpresident.com et une page Facebook qui affichent des records d’audience ; Et une campagne largement relayée sur les réseaux sociaux. Le journal suisse Lematin.ch a présenté notre initiative comme un recyclage de « l’imagerie punk » (http://www.lematin.ch/monde/droite-radicale-recycle-imagerie-punk/story/13350329) en référence aux groupes américains qui s’étaient opposés à Georges W. Bush.

Le vendredi 11 mai, une première manifestation – qui a réuni près de 220 personnes – a été organisée devant le siège de la permanence du PS à Nice. Avec ce rassemblement, mais surtout avec l’énorme succès rencontré par cette campagne « Hollande n’est pas mon Président » (et cela bien au-delà des réseaux militants habituels du mouvement), les Identitaires démontrent qu’ils seront bien le fer de lance de la lutte politique et culturelle qui va désormais opposer le camp de l’identité à celui de la gauche mondialiste.

Avec ce premier rassemblement réussi, d’autres initiatives vont rapidement se développer sur tout le territoire français.

Propos recueillis par Pierre Cassen

[box class=”info”] Source : Riposte Laïque. [/box]