Grèce : le mea culpa du Spiegel

Grèce : le mea culpa du Spiegel

15/05/2012 – 08h00
BERLIN (NOVOpress) –
« Acropolis, Adieu ! Pourquoi la Grèce doit maintenant quitter l’euro », peut-on lire cette semaine en couverture du Spiegel. Le magazine de centre gauche, dont les positions sont proches de celles des milieux d’affaires allemands, commence à lâcher sérieusement du lest au sujet de la présence de la Grèce dans la zone euro, remettant par là-même en cause le sacro-saint dogme de l’irréversibilité de l’adhésion à l’euro.

Grèce : le mea culpa du Spiegel« En dépit de notre scepticisme, nous avions défendu jusqu’ici le maintien de la Grèce dans la zone euro », explique l’hebdomadaire. « Mais depuis les élections législatives (grecques) début mai, les observateurs du Spiegel ont changé d’avis. » « Les Grecs n’ont jamais été mûrs pour l’union monétaire et ne le sont toujours pas aujourd’hui. Les tentatives de soutenir ce pays par des réformes ont échoué ».

« Il est clair que la sortie (de l’euro) est dans l’intérêt des Grecs (…) Seule une sortie de la Grèce de la zone euro donne une chance au pays, dans le long terme, de se remettre d’aplomb. »

Si la sortie de la zone euro est « une chance pour la Grèce », certains pourront penser que cela serait aussi une chance pour la France, ainsi que pour tous les pays de l’euroland, Espagne, Portugal, Italie, dont les économies souffrent d’une surévaluation de la monnaie unique. Une position qui vient conforter celle de mouvements populistes, dont en France le Front national, favorables à la sortie unilatérale de leur pays de la zone euro.