[Tribune libre] Le changement c’est maintenant ?

[Tribune libre] Le changement c’est maintenant ?

[box class=”info”] Cette Tribune Libre nous a été envoyée par un de nos lecteurs qui l’a écrite à chaud après l’élection du 6 mai 2012. Il n’a pas pour habitude d’écrire des articles mais dans ce cas il a senti le besoin de s’exprimer, ce qui donne à son texte un intérêt différent de celui des écrits des habitués de l’expression politique. Nous avons un peu attendu pour faire paraitre cette tribune car nous avions juste après l’élection plusieurs articles sur son interprétation et il pouvait être intéressant de lire ce document avec quelques jours de recul.
Novopress.
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Mais quel sera le changement prôné par le nouveau président ? Donner le droit de vote aux étrangers extra-européens aux élections locales ?
D’une autre façon, Sarkozy et ses amis l’avaient déjà fait : ils ont permis que l’immigration se poursuivre à un rythme effréné (200.000 entrées par an, soit davantage que sous Lionel Jospin !) et ont également naturalisé à tour de bras. La double-peine abrogée par le camarade Sarkozy en 2003 (et qui consistait à ce qu’un étranger condamné à une peine de prison ferme –ce qu’en général on n’attrape pas après un simple excès de vitesse– soit au terme de sa peine expulsé du territoire) nous a donné le loisir de garder toute une ribambelle de délinquants. Enfin, le droit du sol et l’acquisition automatique de la nationalité par ce droit du sol a permis à Mohamed Merah de jouir de la nationalité française : il avait donc tout loisir de voter, voire de se porter candidat aux élections.

Alors pas de blagues, hélas le droit de vote des étrangers ne changera pas grand-chose à la situation, ce que l’on peut déjà vérifier dans les bureaux de vote des « quartiers populaires » de Strasbourg et Mulhouse, avec par exemple des pointes à plus de 80% pour François Hollande dans le très bucolique quartier de Hautepierre à Strasbourg.

Le changement sera peut-être toutefois perceptible pour les esprits libres et autres militants identitaires : on peut s’attendre à ce que la liberté d’expression de certains courants connaisse de nouvelles réductions drastiques, le laxisme étant souvent à sens unique pour la gauche.

A qui la faute ?

Surdramatiser l’élection d’hier et les 51,6% d’électeurs de François Hollande me semble toutefois trop simple. Le mal est profond, et enraciné depuis plusieurs décennies. Rappelons-nous qu’en 1976 c’est la « droite » de Giscard et Chirac qui a validé le regroupement familial pour les travailleurs immigrés, et donc transformé durablement l’immigration de travail en immigration de peuplement.

Croire que les 51% d’électeurs de Hollande voient en lui un espoir de changement est également inexact. Une part décisive des électeurs a surtout choisi de contribuer au départ de Sarkozy, qui au moins ne nous a pas refait le coup de 2007 : eut-il été préférable d’être encore cocu après 10 ans de gouvernance Sarkozy ?

Les générations précédentes, celles de nos parents et grands parents, ont une part importante de responsabilité dans le déclin actuel de notre pays. Profitant du confort d’une croissance économique sans précédent, telle que l’humanité n’en avait jamais connu, ils n’ont réagi à aucune des mesures prises depuis plus de 40 ans et nous ont laissé l’immigration et les dettes incontrôlées en « cadeau ».

C’est d’abord et avant tout notre bien-être matériel et la société du spectacle audiovisuel qui nous pourrissent au plus profond de nous-mêmes. Redécouvrons (ou découvrons pour certains !) ce chef d’œuvre cinématographique qu’est Fight Club, critique acerbe de la décadence de nos sociétés post-modernes et de nos vies.

Quel avenir ?

Economiquement, nous risquons de rejoindre les pays dits du «d’Europe du Sud », soit une situation proche de la Grèce, Espagne, Italie. La gabegie socialiste ne fera qu’accélérer un processus enclenché que la « droite » a tout aussi favorisé et n’a pas vu ou voulu enrayer.

Le vivre-ensemble est une utopie à laquelle plus grand monde, en dehors des discours officiels, semble croire. Chacun a pu voir hier soir sur les écrans, les drapeaux tunisiens, turcs, maliens (et j’en passe) agités place de la Bastille à Paris. Oui ce fut un vote communautaire (analysez bureau de vote par bureau de vote), et après tout c’est tant mieux : le réel a enfin le loisir d’apparaître à tous, y compris aux plus naïfs et bornés. Qui veut le voir sait qu’un avenir à la sud-africaine ou à la brésilienne nous tend ouvertement les bras : Adieu Marianne, Voltaire et Molière !

Vous l’aurez compris, la perspective d’avenir n’est pas à la rigolade. La réélection de Sarkozy n’aurait toutefois rien changé au tableau, si ce n’est entretenu les illusions de certains.
Faut-il pour autant tout lâcher ? Non, je le dis par conviction, mais nous n’avons guère le choix. Les élections législatives doivent donner l’occasion de s’exprimer à tous ceux qui veulent « barrer » au mieux les pleins-pouvoirs du PS, mais surtout et plus encore nous devons réfléchir aux autres alternatives  : le temps est venu au communautarisme, et pas seulement celui des autres, mais aussi celui des « petits blancs », qui devront se regrouper et s’entraider pour survivre au chaos économique et ethnique qui s’annonce, s’ils veulent passer le cap du 21ème siècle. Toutes proportions gardées, l’exemple italien de la CasaPound est sans doute plus intéressant que les combats électoraux perdus d’avance face aux coalitions urbaines des bobos qui profitent de la mondialisation et des immigrés.

Géronimo pour Novopress.