Bleus : Hatem Ben Arfa revient avec « sa mauvaise réputation »

Bleus : Hatem Ben Arfa revient avec « sa mauvaise réputation »

11/05/2012 – 12h00
VARSOVIE (NOVOpress) –
Laurent Blanc, le sélectionneur des Bleus, a donc décidé de rappeler en équipe de France de football, Hatem Ben Arfa. L’attaquant de Newcastle devrait faire partie de la nouvelle aventure des Tricolores durant l’Euro 2012, organisé à partir du 8 juin en Pologne et en Ukraine.

Le Parisien du 10 mai rappelle que l’ex-joueur de l’Olympique de Marseille (photo) « traîne une mauvaise réputation » depuis ses classes à Clairefontaine (voir vidéo). D’ailleurs, le coach des Bleus a clairement annoncé la couleur : « A Ben Arfa de nous prouver qu’il n’est pas difficile pour un groupe et qu’il a une grande motivation pour l’Euro ».

Ce retour ne devrait pas combler le fossé culturel qui se creuse au sein de l’équipe de France depuis la fin des années 1990. Bien au contraire. C’est ce que souligne le dernier dossier du magazine So Foot, intitulé : « Equipe de France : le grand flou ». L’article évoque pudiquement une « tendance légèrement clanique qui perdure en bleu depuis quelques années. Ici, le clan des « chichamen » autour de Ribéry, Abidal, Benzema, Ménez ou Sakho » qui partagent « une même culture banlieue ». De l’autre, selon So Foot, « les provinciaux : Debuchy, Giroud, Cabaye, etc. ». Une évidence : « cette équipe de France n’a aucun véritable point de référence ».

Sauf, peut-être, une vraie tendance à la sur-représentation de joueurs de culture africaine. Rien n’a changé depuis le fiasco des Tricolores à la Coupe du monde sud-africaine en 2010. Ce que déplore Juan Manuel Lillo dans ce dossier : « Les entraîneurs sont tombés dans la facilité : ils cherchent des joueurs plus forts physiquement, pensant certainement que cette force leur permettra de tenir des résultats. C’est le contraire qu’il faut faire ». Autre témoignage significatif dans le numéro 96 de So Foot, celui de David Trezeguet. Grâce aux Bleus, l’attaquant a gagné une Coupe du monde (en 1998) et un Euro (en 2000). Mais aujourd’hui, il déclare se sentir « argentin à 100% ». L’identité, c’est plus fort que toi !