La "droite identitaire" et la campagne "Hollande n'est pas mon Président" font causer les intellos sur twitter

La “droite identitaire” et la campagne “Hollande n’est pas mon Président” font causer les intellos sur twitter

Sur twitter, le journaliste Joseph Macé-Scaron a fait connaitre la campagne “Hollande n’est pas mon Président” (qui a un certain succès sur les réseaux sociaux à travers sa page Facebook déjà suivie par plus de 1500 personnes seulement deux jours après sa création, ou encore la reprise massive du hashtag #pasmonprésident sur twitter, y compris par de nombreux militants ou responsables de l’UMP) en rappelant à ses interlocuteurs, et en premier lieu au chroniqueur radio et télé David Abiker, qu’elle avait été lancée par les identitaires.

La "droite identitaire" et la campagne "Hollande n'est pas mon Président" font causer les intellos sur twitter

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Dans le même temps, sur twitter toujours, Joseph Macé-Scaron tente d’imposer le terme de #droiteidentitaire pour tout ce qui se situerait – à ses yeux – “trop à droite” c’est-à-dire plus clairement dans une droite se voulant (ou se prétendant…) en rupture avec la bienpensance multiculturaliste.

On passe un cran au-dessus sur le plan intellectuel avec le professeur de sciences-politiques Laurent Bouvet, auteur remarqué du récent Le sens du peuple et principal animateur d’une mouvance commençant à se structurer au sein et à la marge du PS sous l’appellation “gauche populaire” (dont la volonté de faire face à la Droite Populaire de l’UMP apparait évidente). Laurent Bouvet est l’anti-Terra Nova par excellence et c’est en esprit libre qu’il avait répondu aux questions de Novopress sur son opposition au droit de vote des étrangers voici quelques mois.

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Dimanche soir, Laurent Bouvet livrait sur les réseaux sociaux son malaise quant aux drapeaux étrangers brandis un peu partout sur la Place de la Bastille, et plus encore sur l’absence manifeste de drapeaux tricolores. Un peu dur à avaler pour celui qui entend redonner à la gauche le sens de la Nation et de la République, et dénonce la dérive communautariste.

Commentant la polémique, il s’effraie d’un affrontement en “droite identitaire” et “gauche identitaire” (et l’on saisit bien, que les deux ne défendraient pas la même identité…). Commentant l’émission de Frédéric Taddéi Ce soir ou jamais, il va même plus loin en affirmant que cet affrontement sera “l’un des clivages fondamentaux des temps à venir”.

Quand même les intellectuels “de gauche” font de l’identité le moteur politique du XXIème siècle…