Le petit-fils de Guillaume Seznec rejoint le comité de soutien de Marine Le Pen

Le petit-fils de Guillaume Seznec rejoint le comité de soutien de Marine Le Pen

15/04/2012 – 11h00
PLOMODIERN (NOVOpress Breizh) – Le petit-fils de Guillaume Seznec, qui s’est engagé depuis de nombreuses années pour obtenir la réhabilitation de son grand-père, a annoncé aujourd’hui qu’il rejoignait le comité de soutien de Marine Le Pen
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« A mes yeux, seule Marine, finalement, défend des valeurs républicaines qui protègent encore le peuple. C’est pourquoi je prends la décision de la soutenir dans ce combat pour la démocratie, en rejoignant son Comité de soutien », a déclaré Denis Seznec (photo) à l’AFP.

Suite à la disparition de son ami Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère, dont le corps n’a jamais été retrouvé, Guillaume Seznec avait été condamné en 1924 aux travaux forcés à perpétuité par la cour d’assises du Finistère pour le meurtre de ce dernier. Guillaume Seznec a toujours farouchement nié ce crime et n’a cessé, jusqu’à son décès, en 1954, de proclamer son innocence. L’affaire avait eu à l’époque un très grand retentissement en Bretagne et en France. Déporté dans les bagnes de Guyane, Guillaume Seznec bénéficia finalement d’une remise de peine en mai 1946 et rentra en France l’année suivante. Il mourut en 1954 des suites d’un accident automobile.

Depuis, ses descendants, et en particulier son petit-fils Denis Seznec, se sont toujours battus pour obtenir la réhabilitation du condamné. Ce dernier est à l’origine de la création de France Justice, association reconnue comme ONG par l’ONU. France Justice est à l’origine de la loi du 23 juin 1989 dite « loi Seznec », votée à l’unanimité par le Parlement, modifiant la procédure de révision des cas jugés par une cour d’assises. En 2006 la Cour de révision a une nouvelle fois refusé de réhabiliter Guillaume Seznec.

Proche de Gilbert Collard, Denis Seznec affirme qu’il « reste et demeure gaulliste ». Déclarant agir « à titre purement personnel » il estime que « la vraie fracture dans notre pays n’est plus, désormais, entre la droite et la gauche » mais qu’ « il y a simplement ceux qui croient en la France et ceux qui n’y croient pas ».

Crédit photo : Esby, via Wikimédia, licence CC