Le Stade rennais n’a pas la Bretagne dans la peau

Le Stade rennais n’a pas la Bretagne dans la peau

12/04/2012 – 13h00
QUEVILLY (NOVOpress) –
Aujourd’hui, la Normandie voit la vie en rose et la Bretagne est rouge de honte. Depuis 2001, Quevilly est devenu le premier club amateur de National à atteindre la finale de la Coupe de France grâce à sa victoire contre Rennes (2-1) au stade Michel d’Ornano de Caen, hier soir. Les Haut-Normands affronteront l’Olympique lyonnais le 28 avril au Stade de France.

Cette nouvelle humiliation pour le Stade rennais est « indéfendable » pour Frédéric Antonetti, l’entraîneur des Rouge et Noir, éliminés de la Coupe de France par une équipe de rang inférieur pour la troisième saison d’affilée. Les Rennais  sont incapables de passer la vitesse supérieure lorsqu’ils ont l’occasion de faire la différence. Aussi bien en championnat (les dernières désillusions devant Auxerre, Valenciennes et Lyon, qui les scotchent à cinq longueurs de la quatrième place pour l’Europe) qu’en Ligue Europa face à l’Udinese et le Celtic Glasgow l’année dernière.

Cette nouvelle défaite face à Quevilly, club amateur qui se bat pour sa survie en National, est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Depuis des années, la politique sportive du club de Patrick Le Lay mise sur un recrutement massivement africain.

Le Stade rennais n’a pas la Bretagne dans la peau

Résultat : un jeu ultra physique stéréotypé, pauvre techniquement, faible mentalement et sans envie de se transcender. Le coach corse du Stade rennais a annoncé qu’il fallait « tirer tous les enseignements » de la nouvelle déroute de ses protégés en terre normande. Cette prise de conscience passe par un profond renouvellement de l’effectif rennais. Sera-t-il enfin respectueux de l’identité d’un club, d’une ville et d’une région ?

Image : copie d’écran d’une page d’accueil du site du Stade Rennais.