DSK : reflet des mœurs politiciennes d’aujourd’hui ?

31/03/2012 – 08h00
LILLE (NOVOpress) –
Chaque jour qui passe apporte son lot de révélations plus fracassantes les unes que les autres sur la vie de Dominique Strauss-Kahn, mis en examen lundi pour « proxénétisme aggravé en bande organisée » dans le cadre des parties fines à l’hôtel Carlton de Lille. Pourtant, la classe politique française ne semble pas s’en émouvoir plus que ça. Comme s’il s’agissait d’une gêne coupable.

Rappel des faits : l’ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) est soupçonné d’avoir participé à l’organisation de parties fines, d’avoir sollicité les services de « fournisseurs » de call-girls pour en faire bénéficier des amis. De plus, les juges lui reprochent d’avoir utilisé un appartement parisien, proche de la tour Eiffel, pour y organiser des rencontres tarifées.

Nouveautés du dossier : Le Parisien a révélé le 29 mars que Titouan Lamazou aurait reçu un « cadeau » de DSK . Traduction : une jeune femme. Le Monde a également publié les procès verbaux des auditions de l’ex-patron du FMI, des 21 février et 26 mars. On y apprend que l’ancien espoir socialiste aux élections présidentielles françaises de 2012, traite les femmes comme du « matériel ». Il écrit notamment dans l’un de ses SMS : « Veux-tu (peux-tu) venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi (et du matériel) le 4 juillet ? ».

Le Parisien relate certains souvenirs de ce « matériel » : « c’était de l’abattage », témoigne une « amie ». Ou de la « pure consommation sexuelle », estime une escort-girl. Les deux décrivent des scènes « bestiales » ou violentes. Bien avant la révélation de ces scandales, Dominique Strauss-Kahn visait les sommets de l’Etat. Peu de voix s’élèvent à gauche comme à droite pour condamner ce symbole de décadence morale. Un signe qui ne trompe pas sur l’état des mœurs politiciennes en France ?

Crédit photo : International Monetary Fund, via Flickr. License CC.