Elections présidentielles : d’un continent à l’autre

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia

[box class=”info”] Tout comme en France, les Etats-Unis sont en pleine effervescence électorale : les Américains devront élire leur président en novembre prochain. Le bipartisme étant roi, on ignore souvent, qu’en dehors des deux partis géants, les Républicains et les Démocrates, il existe quelques partis mineurs qui peuvent présenter leur candidat. Tomislav Sunic (*), auteur de nombreux essais politiques, démographiques et économiques, dont Polémia a déjà publié quelques articles, donne un éclairage particulier sur une de ces organisations, créée en 2010, que l’on pourrait qualifier hativement comme favorisant le suprématisme blanc. En réalité, l’American Third Position Party se consacre à la préservation du capital culturel européen, devant l’accroissement exponentiel de la population d’origine noneuropéenne, estimée à ce jour à près de 30%. Emettons le souhait que ce parti neuf et son candidat se feront entendre.

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Dans le tohu-bohu des diverses mouvances de droite en Amérique, il est passionnant d’observer la récente naissance de l’American Third Position Party (A3P), un nouveau parti politique dédié à la préservation du patrimoine culturel et ethnique européen. L’A3P a récemment lancé un programme politique et culturel qui risque de faire pas mal de vagues lors des prochaines élections présidentielles en Amérique. La majorité silencieuse des citoyens américains en a marre ; elle est fatiguée du système à deux partis, des « banksters » qui ont ruiné le pays, ainsi que de l’idéologie multiculturaliste ambiante. Tout le monde veut quelque chose de neuf.

L’A3P offre une alternative patriotique aux deux partis qui ont bel et bien, à l’instar des subprimes bancaires, hypothéqué l’avenir de l’Amérique. Au cours des derniers quarante ans, la politique américaine a été façonnée par le système ploutocratique et par des appareils politiques presque identiques, parti républicain d’une part et parti démocrate de l’autre. Toujours le Même et son Double mal mimé – s’il est permis d’emprunter quelques termes à Jean Baudrillard. Tous deux sont unis dans leur impitoyable dogme du rejet du tiers exclu et dans la diffamation de ceux qui rejettent la marée médiatique du « politiquement correct ».

L’A3P a choisi pour candidat présidentiel, Merlin Miller, diplômé de West Point, vétéran de l’armée américaine et cinéaste accompli. Sa vice-présidente est Virginia Abernethy, une anthropologue de renom, professeur émérite à l’Université Vanderbilt. L’A3P est le seul parti politique qui représente les Américains de souche européenne et qui s’oppose fermement à la notion de l’Amérique-Empire. Au sein du conseil d’administration de l’A3P on trouve également quelques poids lourds tels que Don Wassall, rédacteur en chef du Nationalist Times, William Johnson, avocat connu de Los Angeles, le professeur Kevin McDonald, grand sociobiologue américain, James Kelso, un activiste connu dans les milieux nationalistes, et le Dr. Adrian Krieg, écrivain et savant. Aucun autre parti, dans le paysage politique américain, ne peut se targuer d’un tel nombre de savants de premier ordre.

L’A3P dénonce le discours actuel de la classe politique américaine dont la langue de bois renvoie souvent à des vocables d’inspiration soviétique, comme « formation à la conscience ethnique », « politiquement correct », « discours de la haine », « discrimination positive », « diversité », etc. On s’en aperçoit quotidiennement sur toutes les longueurs d’onde lorsque on écoute ce genre de « novlangue » qui, au cours de ce demi-siècle, a transformé la politique et les médias en hauts commissariats du politiquement correct, et dont l’objectif est de criminaliser l’héritage de l’homme blanc. Les Américains sont aujourd’hui dupés et trompés par le pouvoir et par les médias, de la même manière que les anciennes masses soviétisées et communisées de l’Europe de l’Est d’antan. Au moins l’ancienne nomenklatura communiste savait qu’elle vivait un mensonge historique. En revanche, les élites américaines actuelles pensent tout à fait sérieusement qu’elles vivent la vérité historique et que celle-ci doit être exportée de force aux quatre coins du monde.

L’Amérique actuelle ressemble de plus en plus aux pays du Tiers-Monde puisque 30 pour cent de ses citoyens sont d’origine non-européenne. Les Américains blancs sont en train de devenir une minorité ombrageuse, ridiculisée et de plus en plus discriminée par l’appareil politico-médiatique. Sans une action politique, telle qu’elle est conçue par l’A3P, les Blancs américains risquent de devenir bientôt une population minoritaire, isolée dans de minuscules camps des saints destinés à leur tour à périr dans un processus d’auto-flagellation et de haine de soi. L’A3P se positionne contre la politique américaine actuelle qui exclut les Blancs américains de la middle class. En tant que nouveau parti politique, l’A3P est bien conscient qu’il représente l’Amérique profonde (**).

Grâce à la manipulation de masse et au décervelage médiatique, les « Republocrats » sont parvenus à se maintenir de façon permanente au pouvoir. Ils ont réussi à « diviser et conquérir » les rangs de la droite traditionaliste tout en répandant dans les médias une image rocambolesque des divers groupuscules nationalistes, voire en projetant une fausse image caricaturale de toute la droite. Au cours des derniers cinquante ans, cette tactique de diffamation des partis patriotiques a énormément nui au réveil des sentiments nationaux. De sorte que la seule droite qui jouisse du droit de figurer dans le beau monde américain est celle qu’incarnent les néoconservateurs dont les mythes fondateurs tournent autour du Sacré nommé Israël. Le régime présidentiel actuel, par comparaison aux régimes précédents, a ruiné les idéaux et les institutions des pères fondateurs de l’Amérique. Si les politiques actuelles continuent à progresser, les Américains de souche européenne sont censés devenir une minorité dans leur propre pays d’ici à quelques décennies.

L’esprit du peuple dépend de ceux qui le composent. De même, un État n’est que le produit de son peuple. Si l’on remplace la population européenne en Amérique par une autre population non-européenne, le caractère du pays va fatalement changer. L’A3P est persuadé que les temps sont venus pour un parti politique capable de défendre énergiquement les intérêts des Blancs américains. Toute nation a droit de maintenir et de sauvegarder l’identité sur laquelle elle est fondée. Voilà précisément le grand avantage de l’A3P, celui d’avoir su faire le choix de candidats qui sont moralement, éthiquement et intellectuellement au-dessus de ceux que soutiennent les Démocrates ou les Républicains. L’A3P propose un moratoire sur l’immigration et l’expulsion immédiate des immigrés clandestins. Certes, des plans similaires ont été promulgués par le président Roosevelt pendant la Grande Dépression (1930) et par le président Eisenhower dans les années 1950 – mais ils furent de courte durée. Ils devaient échouer suite aux pressions d’intérêts particuliers, à savoir le capital financier et la poussée des idéologies égalitaires. De plus, l’A3P insiste sur le « fair trade » et dit non au « free trade »; oui à l’entreprise privée mais toujours au service du bien commun. Il se veut également garant de bonnes politiques environnementales ainsi que dans le domaine de l’énergie, tout en promouvant le « America First » en politique étrangère, ce qui implique, bien entendu, la cessation de toute intervention militaire et de toute aide économique à l’étranger.

L’Amérique actuelle est devenue un système hautement balkanisé qui fonctionne de plus en plus comme l’ancien système soviétique et où les formes élémentaires de « survivalisme » de chaque groupe ethnique risquent de déclencher des guerres interraciales larvées. L’A3P est fort conscient que des temps orageux pointent à l’horizon et qu’il lui incombe donc de bien distinguer entre le vrai ennemi et le véritable ami. Là où il y a une volonté, il y a toujours un chemin !

Tomislav Sunic

Notes de la rédaction :

(*) Tomislav Sunić est un écrivain et traducteur américano-croate, ancien professeur en science politique aux Etats-Unis et ancien diplomate, né à Zagreb, en Croatie, en 1953. Il écrit régulièrement dans différents journaux européens et américains. Voir son site ici.
Il est actuellement conseiller culturel de l’American Third Position Party.
Ses derniers livres publiés sont La Croatie, un pays par défaut ? (Avatar, 2010) et Homo americanus ; rejeton de l’ère postmoderne, préfacé par Kevin MacDonald, (Akribea, 2011).
(**) Voir Christopher Caldwell et ses perspectives européennes, Un révolution sous nos yeux

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]