France-Galles : « la victoire de l'honnêteté et du travail »

France-Galles : « la victoire de l’honnêteté et du travail »

19/03/2012 – 10h00
CARDIFF (NOVOpress Breizh) – « La victoire de l’honnêteté et du travail ». Avant-hier, dans le chaudron du Millenium chauffé au rouge, la jeune équipe du Pays de Galles a pris une belle revanche sur la France (16-9), six mois après son élimination (9-8) en demi-finale de la Coupe du Monde 2011 en Nouvelle-Zélande. Grâce à cette victoire, l’équipe du poireau a réalisé le onzième Grand Chelem de son histoire dans le Tournoi, le troisième depuis le passage à six nations en 2000. La France termine sans gloire en quatrième position derrière l’Angleterre et l’Irlande.

Après la Marseillaise et le Hen Wlad Fy Nhadau (« vieux pays de mes ancêtres ») repris en chœur par les 70.000 Gallois présents, la rencontre débutait bien pour les Bleus qui ouvraient le score dès la 12ème minute par une transformation deYachvili. Un avantage qui aurait pu être encore amélioré sur une très belle action de Servat dans les 22 mètres gallois, le jour de sa dernière sélection. Le talonneur n’aura toutefois pas vu arriver Dusautoir en position de filer à l’essai. Dommage.

Mais dans un Millenium où tout un peuple était à l’unisson de son équipe il n’était pas facile pour les Français de prendre le dessus sur les Dragons Rouges. Plus rapides, plus solides, mieux organisés, les Gallois auront dû toutefois se donner à fond pour justifier leur statut de grands favoris, leur fougue n’excluant pas certaines maladresses comme en témoignent deux pénalités expédiées sur le poteau (16e et 40e). La supériorité incontestable des Gallois aura quand même fini par faire la différence. Menés 10-3 à cinq minutes du repos, les Bleus ont laissé passer en deuxième période plusieurs opportunités de marquer avant de finir par baisser les armes face à une équipe galloise décidément très motivée.

Interrogé par l’AFP après la rencontre, Warren Gatland a rendu hommage à ses joueurs en déclarant que c’était « la victoire de l’honnêteté et du travail ». Pour l’entraîneur du pays de Galles « ces gars sont d’excellents professionnels, ils rendent notre travail d’entraîneurs plus facile et ils font beaucoup plus que ce qu’on peut attendre d’eux. Ils ont montré beaucoup de caractère. » Quand on lui rappelle les plus grandes heures du rugby gallois, notamment les Grands Chelems de 1971, 1976, 1978, Gatland précise que « c’était une autre époque, une autre ère, ils étaient amateurs et nous sommes professionnels. Mais on a conscience de ce que ça signifie pour le pays de Galles. On met un sourire sur le visage des gens. »

Crédit photo : Sean MacEntee. Licence CC.