François Hollande : quand le chantre de la « diversité des couleurs » veut supprimer le mot « race »

François Hollande : quand le chantre de la « diversité des couleurs » veut supprimer le mot « race »

12/03/2012 – 15h00
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – « Ne voyez-vous pas que le véritable but du Novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? A la fin nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. » S’inspirant du célèbre roman de George Orwell « 1984 », François Hollande, très attentif aux désirs des ligues de vertu antiracistes, a annoncé samedi dernier que, s’il est élu, il demandera que le mot « race » soit supprimé de la Constitution. Une réforme qui avait déjà été proposée en 2008 par le député du Finistère J.J. Urvoas. Ce qui n’empêche pas le candidat de faire l’apologie de la « diversité des couleurs ».

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. » Lors d’une réunion consacrée à l’Outre-mer qui se tenait samedi à Paris, le candidat socialiste a proclamé qu’élu il ferait disparaitre le terme de « race » qui figure dans l’article 1er de la Constitution.

Cette proposition avait déjà été soutenue à l’Assemblée nationale le 23 mai 2008 par le député socialiste J.J. Urvoas lors de la discussion du projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République. Celui qui était à l’époque un inconditionnel de DSK déclarait : « Il y a une dimension symbolique à retirer des premières lignes de notre loi fondamentale un terme porteur d’ignominie. En outre, les exégètes feront remarquer que la Constitution interdit à la loi d’établir des distinctions selon la race, mais que, de ce fait, elle légitime paradoxalement, et donc en creux, l’opinion selon laquelle il existe des races distinctes. Il faut donc, pour des raisons symboliques et historiques, supprimer ce terme de la Constitution. »

Mais, ajoutait l’élu finistérien, « la suppression du terme « race » de la Constitution ne supprimera évidemment pas le racisme. » Aussi admettait-il sans la moindre hésitation que le terme honni devait demeurer dans « l’arsenal juridique » destiné à lutter contre le racisme.

Il est vrai que la tâche n’est pas simple. L’intervention qu’a faite François Hollande samedi en est une belle illustration. Qu’a dit en effet le prétendant à l’Elysée ? « La République ne craint pas la diversité parce que la diversité, c’est le mouvement, c’est la vie. Diversité des parcours, des origines, des couleurs, mais pas diversité des races », a-t-il affirmé citant – référence obligée devant un public « ultramarin » – Aimé Césaire (« la France est poreuse à tous les souffles du monde »).

« Vous êtes le peuple qui aspire au changement, et pas pour demain. Ce peuple a toutes les couleurs, car la France que nous aimons a toutes les couleurs. Vous incarnez ce que notre pays a de plus précieux : sa diversité, et cette diversité, c’est notre identité », a conclu le candidat mondialiste qui, s’il entend supprimer le mot « race », insiste lourdement sur la diversité des « couleurs ».

L’actuel favori des sondages, encore inspiré par Orwell dans “Animal Farm”, ne craint manifestement pas de violer le principe d’égalité et d’introduire une hiérarchie entre les Français. Si on le suit bien, les ressortissants d’Outre-mer incarneraient ce que la France a de plus « précieux ». Les Bretons, Auvergnats et autres autochtones de l’Hexagone apprécieront.

Crédit photo Idf-fotos via Flickr. Licence cc.

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