Bruits de bottes au Moyen‑Orient : Israël multiplie les menaces contre l’Iran

Bruits de bottes au Moyen‑Orient : Israël multiplie les menaces contre l’Iran

05/03/12 – 16h20
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo de Radio Courtoisie) –
C’est aujourd’hui que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, doit rencontrer le président des Etats‑Unis Barack Obama. La question iranienne devrait tenir une place particulièrement importante dans l’ordre du jour de cette réunion.

De fait, la menace d’une attaque préventive d’Israël contre l’Iran est plus que jamais d’actualité.

Quels sont les risques qui pèsent réellement contre l’Etat hébreux ?

Ils sont assez difficiles à évaluer. Toutefois, Washington considère que Téhéran n’est pas encore en mesure de produire des armes nucléaires. Un constat qui n’est pas partagé par le gouvernement israélien qui pense pour sa part que « l’Iran continue à avancer rapidement et avec arrogance dans son programme nucléaire ».

Que peut‑on penser de l’engagement des Etats‑Unis au côté d’Israël ?

Alors qu’il bat la campagne pour récolter des fonds pour la prochaine élection présidentielle, Barack Obama n’a pas hésité à qualifier jeudi de « sacro‑saint » le soutien de son pays à Israël. Rappelons que depuis 2008 toutes les tentatives du président américain pour pacifier le Moyen‑Orient se sont soldées par des échecs retentissants.

Y a‑t‑il des liens entre ces tensions grandissantes et les autres conflits en cours au Moyen‑Orient ?

La Syrie théâtre d’une guerre civile sanglante en ce moment même est effectivement l’un des principaux alliés de l’Iran. L’incapacité des diplomates en poste à l’Organisation des Nations Unies pour trouver une issue à ce conflit pose question. Les alliés d’Israël, au premier rang desquels figurent les Etats‑Unis, pourraient avoir intérêt à laisser la situation pourrir, faute de mieux, pour mieux isoler l’Iran.

Aujourd’hui, les risques d’embrasement sont bien réels, avec toutes les conséquences possibles.

Photo : Barack Obama et Netanyahu à la Maison Blanche en 2009. Crédit photo : Executive Office of the President, domaine public.