Émeutes de Londres : la police était trop blanche !

Émeutes de Londres : la police était trop blanche mais elles n’étaient pas ethniques !

11/02/2012 – 12h00
LONDRES (NOVOpress) –
On se souvient des émeutes qui avaient ravagé Londres cet été et de l’acharnement du système politico-médiatique à leur nier tout caractère ethnique. La palme dans cet ordre revenant sans doute à notre Monde – une des gloires que le monde entier, comme on sait, nous envie – dans son « reportage » sur les émeutiers traduits en justice : « Karl Brown, 27 ans, son teint pâle et ses grands yeux tombants […]. Ian Jones, 36 ans. Il est l’un des rares métis à comparaître au milieu de tous ces Blancs ».

Mais voilà que North London Citizens (NLC) vient de publier son rapport sur les émeutes. NLC est une coalition de tout ce qu’on peut trouver de plus politiquement correct et de plus métissé à Londres : « écoles, collèges, universités, églises, mosquées, synagogues, syndicats, entreprises sociales et associations de volontaires ». Son rapport a été présenté en grande pompe jeudi lors d’une rencontre de Reading the Riots, un projet conjoint du quotidien The Guardian et de la London School of Economics : rien que du beau monde, on le voit.

Et que dit donc le rapport ? Les émeutes ont été l’aboutissement d’une « dégradation de longue durée des rapports entre la police et la population, en particulier les jeunes issus des minorités ethniques ». Au recensement de 2001 (toujours le seul disponible !), 54,7% de la population du district appartenait à une minorité ethnique. Mais seulement un policier sur dix à Londres est d’une minorité ethnique .

La solution est donc évidente. La police doit lancer un vaste projet, en liaison avec les associations locales, « pour recruter dans la police plus de gens issus des minorités ethniques, particulièrement dans les zones de forte diversité ».

Une autre recommandation est de faire de Tottenham « un centre d’excellence pour le leadership des jeunes, où on donne aux jeunes la possibilité de travailler ensemble positivement, d’apprendre de nouvelles compétences, et de comprendre les moyens de changer leur communauté ». Dit comme cela, c’est un peu vague mais voici un exemple concret. « Il nous faut plus de centres de développement pour les jeunes comme la mosquée du quartier, avec des cours, des formations linguistiques, de sorte que les leaders des jeunes puissent développer des relations ».

Plus de Noirs dans la police et plus de mosquées, la solution à des émeutes qui n’étaient pas ethniques. Logique, non ?

Crédit photo : Beacon Radio, licence CC.