Le chiffre qui tue : 10 milliards d'€

Le chiffre qui tue : 10 milliards d’€

Comme l’a écrit l’agence d’information économique Ecofin, basée à Dakar (Sénégal), « malgré la crise financière et le plan de réduction des dépenses de l’Etat, les députés français se sont prononcés pour le maintien de “l’aide publique au développement” [des pays du tiers-monde, Ndlr.] » en 2012. Son montant : 10 milliards d’euros !

Et encore a-t-on échappé au pire, puisque la France n’a pas tenu sa promesse de consacrer à cette cause primordiale 0,70 % de son PIB, ce qui aurait porté la somme à plus de 15 milliards! Les 10 milliards correspondent « seulement » à 0,46 % de notre PIB.

Estimant, sur la base d’un sondage réalisé par l’Ifop (qui a dû oublier d’appeler les lecteurs de « Minute ») que « 63 % des Français soutiennent la poursuite de l’aide publique au développement (APD), indépendamment des difficultés budgétaires que connaît la France », le ministre de la Coopération, Henri de Raincourt, pour qui « le développement est en train de devenir l’un des ressorts essentiels de notre action diplomatique », a annoncé, tout content, que « l’Afrique demeure le premier bénéficiaire de l’aide française: près de 60 % de notre APD, tous instruments confondus, se portent en Afrique subsaharienne ».

En effet… Plus d’un tiers de l’APD – 3,5 milliards d’euros – bénéficiera à la seule Côte d’Ivoire, via un contrat de désendettement et de développement de deux milliards, auxquels s’ajoutent un milliard d’annulation de dette et un « engagement exceptionnel » de 400 millions d’euros.

2,7 milliards d’euros seront aussi affectés au soutien de la « transition démocratique » en Tunisie et en Egypte, où les « démocrates » islamistes ont pris ou sont en passe de prendre le pouvoir; ainsi qu’au Maroc et en Jordanie, ce qui établit donc que des monarchies arabes peuvent être « démocratiques. »

Et comme il ne faut fâcher personne, la France, en son immense bonté, versera aussi un milliard d’euros, via l’Agence française de développement (AFD), à des projets de lutte contre le changement climatique en Indonésie, au Mexique et… en Chine ! En somme (sans jeu de mots), on file du fric à la Chine à laquelle on demande par ailleurs de nous sauver de la faillite ! Ça ne fait même pas rire jaune.

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 30 novembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Le chiffre qui tue : 10 milliards d'€