Les Etats-Unis n'impressionnent pas Dimitri Medvedev

Les Etats-Unis n’impressionnent pas Dimitri Medvedev

30/11/2011 – 08h00
MOSCOU (NOVOpress) – La semaine dernière, Dimitri Medvedev et le républicain américain John McCain s’étaient livrés, via des canaux différents, à des joutes verbales qui fleuraient bon la Guerre froide d’antan. Le président russe n’entendait ainsi pas céder aux injonctions de l’Oncle Sam en matière de défense antimissile et de sécurité intérieure.

Dmitri Medvedev a en effet menacé de déployer dans l’ouest et le sud de la Russie des systèmes offensifs modernes garantissant la destruction des installations européennes du bouclier antimissile si les Etats-Unis poursuivaient son déploiement.

Et contrairement à d’autres, Medvedev est non seulement un homme de parole, mais refuse sans ciller de se plier aux visées hégémoniques US sur le sol européen. Pour preuve, un radar vient d’être mis en service dans la région russe de Kaliningrad. Moscou précise que le radar ne vise pas les partenaires occidentaux de Moscou et pourra être employé pour contrer les menaces communes. Medvedev déclare en effet que « cette station ne représente pas une menace contre nos voisins. Sa création ne ferme la porte ni au dialogue, ni aux discussions que nous menons ».

Le président russe a ailleurs ajouté que les informations collectées par ce radar pourraient être utiles au système de défense antimissile européen, puisque Moscou est prêt à utiliser en collaboration avec ses partenaires les capacités uniques de cette station, afin de contrer les éventuelles menaces que représentent les missiles.

De leur côté, les Etats-Unis envisagent de déployer de 2015 à 2020 une troisième zone de positionnement de leur système de défense antimissile en Europe. Or, Moscou s’oppose à ce projet. La Russie pointant du doigt le danger que représente un bouclier antimissile à proximité de ses frontières.