La mort du chef guérillero des FARC

[Kiosque étranger] La mort du chef guérillero des FARC

06/11/2011 – 17h50
BOGOTÁ (NOVOpress) —
Lorsque le président colombien Alvaro Uribe a cédé la place à son ministre de la Défense Juan Manuel Santos (photo en Une) en août 2010, les habituels porte-voix de la gauche la plus militante se sont félicités du départ du pouvoir d’un homme associé à une politique d’affrontement total avec le mouvement terroriste d’extrême-gauche.

Dans un premier temps, le nouveau président Santos a semblé conforter les espoirs de la gauche en parlant d’une solution politique possible. A ces ouvertures, les guérilleros ont répondu en accroissant le nombre de leurs opérations terroristes.

La mort du chef guérillero des FARCDans une intervention spectaculaire désignée «Opération odyssée», l’armée colombienne, aidée par les services de renseignements de la police, a attaqué le réduit où se cachait León Sáenz Vargas, plus connu sous son nom de guerre d’Alfonso Cano (photo ci-contre), le chef actuel des FARC.

Selon le journaliste Karen Seelmann dans les colonnes du quotidien colombien La Tercera, l’opération militaire, qui s’est déroulée entre les villes de Jambalo et Toribio, a été précédée d’un intense bombardement aérien et a été suivie d’une intervention de troupes au sol qui ont abattu de trois balles le chef terroriste.

En félicitant les forces de l’ordre ayant remporté ce brillant succès, le président Santos a appelé les Colombiens à la prudence. La fin des FARC n’est pas encore acquise tant qu’il restera des hommes en armes dans les forêts les plus impénétrables du pays.

Le chef de l’Etat a conclu son intervention en appelant les survivants des FARC a renoncer aux armes et à s’inspirer de l’exemple de l’ETA en Espagne qui a finalement annoncé son abandon de la lutte armée.

Crédits photo : World Economic Forum, licence CC. Et US Department of State, domaine public