Kiosque Courtois – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 05/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

France

Succès de la tournée américaine de Marine Le PenSuccès de la tournée américaine de Marine Le Pen. La présidente du Front National a entamé sa visite aux Etats‑Unis en rencontrant Ron Paul, l’un des huit candidats à la primaire républicaine pour l’élection présidentielle. Cette rencontre, d’abord annoncée puis annulée, a donc finalement eu lieu. A ce propos, Marine Le Pen dénonce l’action des autorités françaises qui tentent de dissuader ses interlocuteurs de la rencontrer. A propos du mouvement « Occupons Wall Street », Marine Le Pen a déclaré, je cite : « Mon discours correspond à la vision des indignés. J’ai toujours dit qu’il n’était pas normal que 1% de la population concentre une grande partie des richesses. » Marine Le Pen a longuement commentée sa rencontre jeudi midi avec plusieurs ambassadeurs, dont celui d’Israël. « Ça montre que la page est tournée a-t-elle déclaré. En venant me voir, il a lancé un signal contre de nombreuses ambiguïtés. Le malentendu qui entourait le Front National avec les juifs de France est basé sur une caricature qui a nui à notre mouvement. » Marine Le Pen est également revenue sur sa rencontre avec Joe Walsh, membre du parti républicain et élu de l’Illinois à la chambre des représentants. « Il est ravi que je porte une certaine liberté de parole, a déclaré la présidente du Front national. Il m’a dit ‘ Don’t change’ ». Une liberté de parole qui lui a valu de figurer en avril dernier dans le classement du Times des 100 personnes les plus influentes du monde. “Je suscite le débat là où il y en avait pas avant. Le problème de l’euro, la laïcité, l’identité nationale n’aurait pas été abordé sans le Front National ” a souligné Marine Le Pen.

Charlie Hebdo a dû fermer sa page Facebook.Charlie Hebdo a dû fermer sa page Facebook. L’hebdomadaire satirique qui avait ouvert un compte Facebook après le piratage mercredi de son site internet s’est immédiatement vu signifier une « menace de résiliation » de la part du réseau social. Dès jeudi, si les internautes pouvaient encore accéder à la page, les administrateurs du compte ne pouvaient ni l’alimenter ni la modifier. Dans l’après-midi de vendredi, face à une avalanche de messages rendant toute modération impossible, messages extrêmement violents écrits en français et en arabe, l’hebdomadaire a dû suspendre sa page Facebook. Du côté de l’équipe de rédaction, c’est la déprime, je cite : « Une chose (pas la seule) dont Charlie a pu vérifier le peu de solidité morale (sic) ces derniers jours, c’est Facebook. Les deux pages administrées par Charlie, ont été inondées de merde (resic), menaces de mort, injures raciales, on en passe et des pires, qui se réclament de la liberté d’expression et de Dieudonné, tout en faisant campagne pour que Facebook censure le compte de Charlie ». Fin de citation. Radio Courtoisie qui depuis de longues années attend le feu vert du CSA pour l’extension du nombre de ses réémetteurs sur le territoire national compatit sincèrement aux malheurs de Charlie Hebdo. Censurés de toutes opinions, unissons-nous !

L'OCI (Organisation de la conférence islamique) a fermement condamné Charlie Hebdo.L’OCI (Organisation de la conférence islamique) a fermement condamné Charlie Hebdo. Dans son communiqué de mercredi, le secrétaire général de l’OCI, le turc Ekmeleddin Ihsanoglou déclare, je cite : « La publication par le magazine de cet insultant dessin, venant après une suite de faits islamophobes provocateurs, intolérants à l’égard de l’Islam et des musulmans, constitue un acte d’incitation à la haine et d’abus de la liberté d’expression ». Fin de citation. L’ennui, c’est que l’OCI est unanimement considérée par la grosse presse comme constitués d’« islamistes modérés » à des années lumière des « islamistes extrémistes » auxquels on doit chaque année des centaines d’attentats mortels dans le monde. Moralité : la différence entre islamistes extrémistes et islamistes modérés est sans doute que les premiers tuent, alors que les seconds ne font que désigner les cibles.

Et qu’en est‑il du serveur de l’Église catholique ? Le serveur de l’Église catholique a été piraté pour marquer le 57e anniversaire de la « Toussaint Rouge ». Deux slogans ont ainsi occupé la page d’accueil : « Algérie : la revanche » et « Islam ». Alors que la piste de (guillemets) « l’extrême droite » a été évoquée dans le cas de Charlie Hebdo, aucun commentateur n’a curieusement cru bon de la retenir dans le cas présent.

Pour Arno Klarsfeld, il existe un « lien évident entre immigration, pauvreté et délinquance ».Pour Arno Klarsfeld, il existe un « lien évident entre immigration, pauvreté et délinquance ». C’est ce qu’a déclaré le président de l’Office français de l’immigration et de l’intégration sur TV5, n’hésitant pas à prendre appui sur l’exemple d’Israël, je cite encore : « En Israël, il y avait d’abord une immigration pauvre marocaine : la délinquance a été marocaine. Il y a eu une immigration pauvre russe : la délinquance a été russe…». Rappelons qu’Arnaud Klarsfeld, qui a toujours été un immigrationniste de première bourre en France, a fait son service militaire en Israël en tant que… garde-frontière ! Cherchez l’erreur.

Les instances dirigeantes du Parti socialiste exigent la démission de Jean‑Noël Guérini. Pour l’instant, ce dernier reste bien accroché à son fauteuil. Jean‑Noël Guérini, le président PS du conseil général des Bouches‑du‑Rhône, est sous le coup d’une mise en examen pour association de malfaiteurs, trafic d’influence et prise illégale d’intérêt, mais il refuse de démissionner. L’argument qu’il oppose à ses détracteurs ne manque vraiment pas de piquant. Ecoutez bien. « Il y a cinquante‑sept élus socialistes, maires de grandes villes, parlementaires ou présidents de conseils généraux, affirme Guérini, qui ont été mis en examen ou condamnés et qui continuent à occuper d’éminentes fonctions ». Fin de citation. Chose curieuse, Robert Navarro, également objet d’une plainte pour enrichissement personnel, est non seulement toujours membre du Parti socialiste, mais membre de l’équipe de campagne du candidat socialiste, François Hollande. Ce dernier a d’ailleurs évoqué à plusieurs reprises le « respect de la présomption d’innocence » pour justifier ce maintien.

32 % des personnes touchant l’Allocation de solidarité aux personnes âgées sont des ressortissants d’un pays étranger à l’Union européenne. Et ce sans avoir parfois cotisé ou travaillé une seule journée sur le sol français. Ces quelque 23.000 personnes bénéficiant de l’ASPA représentent un coût annuel de 200 millions d’euros pour les caisses de l’Etat ! La semaine dernière, Philippe Meunier, un membre du groupe Droite populaire lié à l’UMP a feint de vouloir s’attaquer à cette gabegie. Il a promptement fait machine arrière devant une levée de boucliers dénonçant son amendement comme une forme de préférence nationale déguisée. La Droite populaire a de nouveau rempli son rôle : essayer de montrer aux Français qu’à l’UMP, il y a des hommes qui voudraient bien faire quelque chose dans l’intérêt du pays.

Monde

Le Premier ministre socialiste grec qui avait annoncé mardi un référendum sur le plan dit « de sauvetage de la Grèce » a finalement fait machine-arrière. Le Premier ministre socialiste grec qui avait annoncé mardi un référendum sur le plan dit « de sauvetage de la Grèce » a finalement fait machine-arrière. Une annonce qu’il avait d’ailleurs déjà faite en juin dernier. Une fois n’est pas coutume, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon étaient d’accord sur le principe de ce référendum. « La moindre des choses » pour la première ; un « minimum de démocratie » pour le second qui souligne que les treize grèves générales qu’a connu la Grèce ces derniers mois appelaient toutes à ce référendum. Papandréou a finalement reconnu que son idée de référendum était, je cite « une erreur ». Le couple de l’année Sarkozy‑Merkel avait en effet averti Athènes que l’Europe ne verserait plus un seul centime dans l’attente du résultat d’un éventuel référendum. Or la Grèce a un besoin urgent de huit milliards d’euros pour payer ses fonctionnaires et faire face à ses prochaines échéances de remboursement de sa dette. La porte‑parole de la Commission européenne Karolina Kottova avait d’autre part affirmé jeudi que “dans la situation actuelle” des traités européens, une sortie de la zone euro implique automatiquement une sortie de l’Union européenne. L’Italie, troisième économie de la zone euro, est par ailleurs sous le feu des attaques des marchés. La Chine ne semble pas pressée de mettre le moindre pied dans le guêpier européen : « C’est surtout à l’Europe de régler le problème de la dette européenne », a prévenu mercredi soir le président chinois Hu Jintao. D’autre part, la nature des fonctions de Mario Draghi chez Goldman Sachs entre 2002 et 2005 constitue une grande interrogation sur le parcours professionnel du tout nouveau président de la Banque centrale européenne. Draghi est en effet soupçonné d’avoir activement participé au maquillage des comptes de la Grèce et d’avoir vendu dans toute l’Europe un produit financier toxique permettant de dissimuler partiellement la dette souveraine des Etats. Affaire à suivre…

Le chômage progresse dans la zone euro. Le nombre de demandeurs d’emploi dans la zone euro n’a jamais été aussi élevé. Le taux de chômage dans la zone euro a atteint 10,2 % de la population active en septembre. C’est son plus haut niveau historique. Actuellement plus de seize millions de citoyens de la zone euro étaient au chômage en septembre, soit 188.000 de plus que le mois précédent. La France affiche officiellement un taux de 9,9 % en septembre. Un chiffre évidemment sous-évalué.

Libye : bilan d'une « révolution » assistée.Libye : bilan d’une « révolution » assistée. Le 20 octobre, Kadhafi était assassiné dans des conditions particulièrement sordides, son cadavre piétiné et livré en pâture à la foule, le tout à l’issue d’une chasse à l’homme extrêmement destructrice pour la ville de Syrte, alors même que l’intervention de l’Otan était censée protéger les civils. Le président du CNT, Mustapha Abdel Jalil, a d’autre part annoncé qu’aucune loi libyenne ne pourrait plus aller à l’encontre de la charia, la loi islamique. La polygamie est ainsi redevenue légale tandis que le divorce n’est plus autorisé. Mustapha Abdel Jalil s’était illustré comme président de la cour d’appel de Tripoli, en confirmant par deux fois, la dernière en 2007, l’inique condamnation à mort des infirmières bulgares. En 2007, le même Mustapha Abdel Jalil, devenu ministre de la Justice du régime libyen, consent finalement à libérer les infirmières moyennant le versement d’un million de dollars par décès faussement imputé aux infirmières. En 2010, sentant le vent tourné, Abdel Jalil se rapproche des Frères musulmans et démissionne du gouvernement pour protester contre la politique anti‑islamiste de Kadhafi. L’analyse la plus lucide de l’après-kadhafi a été faite à l’agence Rianovosti par le président russe de l’Institut du Proche-Orient Evgueni Satanovski, je cite : « La guerre civile en Libye se poursuivra avec ou sans Kadhafi, comme elle se poursuit en Irak avec Saddam Hussein ou sans lui, comme elle continue en Afghanistan avec ben Laden ou sans lui ».

Les États-Unis et leurs vassaux se préparent à la guerre contre l’Iran. Selon le journal israélien Haaretz, le chef du gouvernement de l’État hébreu Benjamin Netanyahu est favorable à une attaque d’Israël contre les installations nucléaires iraniennes. Selon le journal, la décision finale du gouvernement israélien dépendrait des résultats du rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique sur l’Iran, rapport qui devrait être publié le 8 novembre prochain. Haaretz se fait également l’écho de rumeurs persistantes selon lesquelles l’armée britannique serait de la partie. En marge du G20, le président américain Barack Obama a notamment affirmé, je cite : « que le président Sarkozy et moi‑même estimons qu’il faut maintenir la pression internationale sur l’Iran afin qu’il respecte ses engagements ». Fin de citation.

Bachar al Assad met en garde les occidentaux.Bachar al Assad met en garde les occidentaux. Dans un entretien au journal britannique Sunday Telegraph, le président syrien, confronté à un mouvement de contestation depuis sept mois, a mis en avant les risques de déstabilisation de l’ensemble du Proche‑Orient en cas d’intervention occidentale. Assad a ainsi rappelé que des opérations menées contre le pouvoir syrien pourraient avoir des répercussions au Liban, en Jordanie, en Turquie, en Irak, mais aussi en Israël. Ben Ali en exil, Kadhafi assassiné, Moubarak en prison, l’Empire mondialiste tourne ses regards vers l’Iran et la Syrie.