Jeunes immigrés : « Il y en a trop ! » affirme le président (PS) du Conseil général d’’Ille-et-Vilaine

Jeunes immigrés : « Il y en a trop ! » affirme le président (PS) du Conseil général d’Ille-et-Vilaine

31/10/2011 – 12h30
RENNES (NOVOpress Breizh) – « Il y a trop de mineurs étrangers en Ille-et-Vilaine ! ». C’est le cri d’alarme lancé vendredi dernier par Jean-Louis Tourenne (photo), président du conseil général d’Ille-et-Vilaine. Une prise de conscience étonnante de la part de ce hiérarque socialiste qui a toujours soutenu la politique de laisser-faire en matière d’immigration. Explications.

« De 5 en 2000, les mineurs isolés étrangers sont aujourd’hui plus de 335 en Ille-et-Vilaine. On sature. On ne peut plus les accueillir et j’en ai assez que les filières marchandes pensent que notre département est un marché lucratif » affirme Tourenne, qui précise « tous les mois, de dix à trente nouveaux jeunes étrangers, primo-arrivants, s’adressent à nos services. Lorsqu’ils arrivent, nous avons la responsabilité de ces mineurs. On ne peut plus assurer seul cette tâche. »

Aujourd’hui l’Ille-et-Vilaine est le troisième département français accueillant le plus de « jeunes » après Paris et la Seine-Saint-Denis. Selon les chiffres communiqués par le conseil général, 68 % de ces « jeunes » arrivent d’Afrique, en particulier d’Angola et du Congo, 6 % du Moyen-Orient, 21 % d’Asie, et 5 % d’Europe de l’Est. Les 37 places d’hébergement ouvertes spécifiquement pour ces jeunes immigrés sont toutes occupées, et les 12 places supplémentaires prévues pour le début de l’année prochaine s’avèrent déjà insuffisantes.

Cette arrivée massive serait due, selon J.-L. Tourenne, à la borne Eurodac installée à Rennes. Depuis janvier 2003, l’Union Européenne dispose en effet d’une base centrale d’empreintes digitales des demandeurs d’asile afin de vérifier qu’aucune demande n’a déjà été déposée ailleurs et de déterminer quel État membre doit examiner le dossier au fond. Ce système informatique, dénommé Eurodac, a pour but de comparer les empreintes digitales de trois catégories d’étrangers : les demandeurs d’asile, les étrangers appréhendés à l’occasion du franchissement irrégulier d’une frontière extérieure, et les étrangers se trouvant illégalement sur le territoire d’un Etat membre. Le fait que ce dispositif soit installé à Rennes ferait donc de la cité bretonne un passage obligé pour les jeunes immigrés. Un bug, en quelque sorte.

Se gardant bien de remettre en cause une politique d’immigration encouragée par le système mondialiste, le patron d’Ille-et-Vilaine se plaint seulement du coût de celle-ci pour la collectivité qu’il dirige : le Département dépense en effet 13 millions d’euros chaque année pour subvenir aux besoins des jeunes immigrés (1). « Il n’y a pas de raison que nous soyons les seuls contributeurs, affirme-t-il. L’immigration est une problématique nationale. Les frais d’accueil des migrants devraient être mieux répartis. »

En avril 2008, Jean-Louis Tourenne avait déjà convoqué la presse, mais c’était pour s’indigner du traitement réservé aux clandestins mineurs. « Quand je vois que l’on vient cueillir des jeunes dans la rue, devant leur collège, à la sortie du métro lors d’une visite scolaire… On va même jusqu’à les arrêter, placer en rétention et effectuer des tests osseux sur eux ! Je vous rappelle que je dispose de l’autorité parentale sur ces jeunes, pourtant on ne m’avertit pas, ou longtemps après… On est dans une chasse aux jeunes ». Un message manifestement reçu cinq sur cinq par les « jeunes » en question.

(1) M. Tourenne a eu moins de scrupules avec les élèves des écoles Diwan. En mai dernier, il décidait de supprimer la subvention «transport» (180 euros par an) accordée aux parents d’Ille-et-Vilaine souhaitant scolariser leurs enfants dans des collèges Diwan hors du département. Motif invoqué : « restrictions budgétaires »…

Crédit photo : Jean-Louis Tourenne, président du conseil général d’Ille-et-Vilaine. Pymouss44. Licence Creative Commons.