Le décalogue de l'idéologie dominante

Le décalogue de l’idéologie dominante

[box class=”info”]En fêtant son élection de 2007 au Fouquet’s, entouré des patrons des multinationales du CAC 40, Sarkozy n’a pas commis une erreur mais un aveu : la droite de gouvernement n’est rien d’autre que le syndic des intérêts de l’oligarchie dominante dont elle partage l’idéologie. Nous publions ici un extrait de l’intervention sur « La droite et l’idéologie de la super-classe mondiale » que Jean Violette a prononcée au Club de l’Horloge. L’intégralité de ce remarquable texte de réflexion est disponible en pdf (voir en fin d’article).  [/box]

Les principales composantes de l’idéologie dominante sont les suivantes : cosmopolitisme + libre-échange mondialiste + droits de l’homme.

Credo et tabous

Cette idéologie repose sur un credo : des formules toujours répétées par l’ensemble du système et qui tendent à devenir des tabous :

  • les nations et les frontières sont dépassées ; les problèmes contemporains ne peuvent être réglés que par une gouvernance mondiale ; les Etats sont trop étriqués pour y faire face ;
  • le protectionnisme c’est la guerre ; plus le commerce et la banque sont libres de toute entrave étatique plus ils procurent la paix et la prospérité ;
  • l’initiative privée est toujours plus efficace et plus économe que l’action des Etats ;
  • l’immigration (de peuplement) est une chance pour la France (ou pour l’Europe) ; il n’y a aucune relation entre insécurité et immigration, entre chômage et immigration ; la France a toujours été un pays d’immigration ; nous sommes tous des immigrés ;
  • les races humaines, les différences humaines ou entre les sexes n’existent pas : elles ne sont que le produit arbitraire de la culture. Elles ne sont que de peu d’importance pour la société. Par contre la diversité et le métissage sont un atout ;
  • toutes les cultures se valent (mais la nôtre est quand même plus mauvaise) ; toutes les religions sont respectables (sauf le catholicisme que l’on peut critiquer et moquer sans être accusé de « cathophobie ») ;
  • tous les hommes ont les mêmes droits imprescriptibles ; les étrangers sont, chez nous, chez eux (F. Mitterrand) ; tous les étrangers sont nos frères ;
  • il faut lutter contre toutes les discriminations, contre toutes les exclusions (seule l’exclusion par l’argent est légitime…) et contre le “racisme et la xénophobie” ;
  • il ne faut pas confondre islam et islamisme ; l’islam est une religion comme les autres tout à fait compatible avec l’Europe (l’Europe ne doit pas être un « club chrétien » pour J. Attali) ;
  • nous avons une dette morale vis-à-vis de l’Afrique et des Noirs en particulier.

Ces tabous constituent une idéologie, c’est-à-dire un discours au service (…) [du pouvoir, mais] qui s’enracine dans l’utopie égalitaire, constructiviste et cosmopolite, c’est-à-dire dans une vue du monde (…) ; [une vue du monde aux antipodes des] valeurs et des principes de la droite. » (Jean Violette) Ces tabous sont aussi des préjugés mortels : rappelons-nous le mot de Toynbee selon lequel les sociétés meurent par suicide non par meurtre.

La communication de Jean Violette est structurée en trois parties, suivies d’une conclusion :

– Pourquoi la droite de gouvernement a-t-elle adopté l’idéologie de la super-classe mondiale ? (p.2) ;
– En se ralliant à la nouvelle idéologie dominante la droite de gouvernement a cependant commis deux erreurs fatales (p.8) ;
– La droite oligarchique se condamne donc à la marginalisation politique (p.14).

On peut lire le texte intégral, en pdf en cliquant ici.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Crédit photo : Jef-Infojef. Licence CC.