Le politologue Gilles Kepel préfère la victoire islamiste tunisienne au vote suisse contre les minarets

Le politologue Gilles Kepel préfère la victoire islamiste tunisienne au vote suisse contre les minarets

27/10/2011 – 14h00
PARIS (NOVOpress) –
Gilles Kepel, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris et spécialiste de l’islam politique, a salué la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie comme « l’expression légitime du peuple tunisien qui va aux urnes ». Fin 2009, les Suisses s’étaient également exprimés par les urnes afin de dire non à plus de 57% à l’élévation de minarets dans leur pays.

A cette époque, le politologue avait confié ses états d’âme au Journal du Dimanche suite au referendum suisse. Etrangement, Gilles Kepel n’avait pas salué une quelconque expression légitime du peuple suisse. Il avait évoqué au contraire le « signe d’un malaise suisse » en accusant le parti populiste UDC d’avoir « parfaitement exploité cette peur et le symbole du minaret ». L’intellectuel parisien semble donc préférer la victoire islamiste en Tunisie au vote identitaire et démocratique des Suisses. Troublant, quand on peut lire dans Aujourd’hui en France du 22 octobre que Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste Ennahda, estime que la charia « représente la justice et la liberté »